Pourtant, tout semblait verrouillé. Sa liste était truffée de responsables associatifs largement financés par l’argent public, de figures issues de différentes communautés – turques, comoriennes, algériennes, tunisiennes – chacun promettant son lot de voix pour continuer à profiter du système.
À cela s’ajoutaient des milliers d’employés municipaux fidèles, souvent engagés par proximité politique avec le PCF.
Les réunions de campagne ressemblaient davantage à des briefings professionnels qu’à des meetings démocratiques.
Et malgré un budget municipal de 150 millions d’euros, malgré cet appareil bien huilé, cela n’a pas suffi à convaincre les laissés-pour-compte.
La vague insoumise, qui s’est pourtant fracassée ailleurs, a tenu bon ici. Et le député Idir Boumertit, vêtu de son plus beau maillot, a su la surfer jusqu’aux portes de la mairie.
Alors, évidemment, certains poussent des cris d’orfraie : “les méchants insoumis arrivent”, “la charia demain”, “le califat après-demain”…
Soyons sérieux : connaissant les profils en présence, ce scénario relève plus du fantasme que de la réalité. L’avenir jugera sur pièces.
Mais il faut surtout se souvenir d’un point clé.
En 2020, le cumul des listes de gauche plafonnait à 40%, contre 52% pour la droite et le centre.
Sauf qu’aucun accord n’avait été trouvé. Résultat : division, et réélection de Michèle Picard.
Aujourd’hui, le cumul de la gauche dite radicale grimpe à 65%. Et en face ? Pas de candidat solide. Une droite contrainte d’investir un ex-PS, incapable de rassembler au-delà de 20%, malgré le soutien du centre.
En six ans, le bloc de droite a été quasiment divisé par trois.
La leçon est simple, brutale : en politique, on ne gagne pas uniquement sur ses idées, mais sur sa capacité à s’unir.
À Vénissieux, la droite a perdu bien avant le scrutin. Et les erreurs d’hier font aujourd’hui les gros titres de CNEWS.
Farid Ben Moussa
Conseiller municipal de Vénissieux
Il faut arrêter de croire que la population issue de l'immigration va accepter d'être sous tutelle éternellement. Ce n'est que le début, ils vont voter de plus en plus. C'est pour cela qu'il faut voter pour eric ce zemmour.
Signaler Répondre