TER en Auvergne-Rhône-Alpes : ces nouveaux trains qui changent déjà le quotidien des voyageurs

TER en Auvergne-Rhône-Alpes : ces nouveaux trains qui changent déjà le quotidien des voyageurs
TER en Auvergne-Rhône-Alpes : ces nouveaux trains qui changent déjà le quotidien des voyageurs

Deux ans de retard, mais une amélioration qui commence à se voir sur le réseau.

Ce mardi 14 avril, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a détaillé l’avancement du déploiement de ses nouvelles rames Regio2N, présenté comme "un programme d’investissements ferroviaires sans précédent afin d’améliorer la capacité, la fiabilité et le confort des transports du quotidien."

Depuis 2019, la collectivité a financé l’achat de 19 trains à deux niveaux pour "près de 210 millions d’euros", portant à 59 le nombre total de ces trains de grande capacité dans la région. Les premières rames ont commencé à circuler à partir de septembre 2024, avec une première vague de 10 trains. Cette mise en service a permis "d’améliorer la capacité de 52 trains", notamment sur l’axe Villefranche – Lyon – Valence, particulièrement fréquenté au quotidien.

Une baisse nette des trains surchargés

L’un des objectifs principaux de ces investissements reste la lutte contre la saturation des trains. Sur ce point, la Région met en avant une amélioration tangible. Elle indique que "les situations de trains trop chargés sont en nette diminution", rappelant qu’elles concernaient "près d’un train sur dix aux heures de pointe en 2023", contre "un peu plus de 5 % en 2025, et 3,4 % au début de l’année 2026".

Un constat appuyé par le vice-président aux Transports Frédéric Aguilera, qui insiste : "Les trains qui étaient bondés étaient aux alentours des 8-9 %, on est aujourd’hui à 3,4 % environ, on a ainsi déjà divisé par plus de 2. Donc ça va dans le bon sens."

Un déploiement étalé jusqu’à fin 2026

Le calendrier de livraison et de mise en circulation des 19 rames s’étale sur plusieurs années. Après les 10 premières rames mises en service à l’automne 2024, quatre nouvelles rames ont été déployées en décembre 2025. Les cinq dernières doivent entrer en circulation en décembre 2026 afin de compléter l’ensemble du parc prévu pour atteindre les 19. En effet, ces renforts profiteront à plusieurs lignes majeures, notamment les axes Lyon-Saint-Étienne ; Lyon-Valence ; Lyon-Vienne ; Ambérieu-Lyon ainsi que Lyon-Clermont-Ferrand et Lyon -Roanne.

Ce calendrier a toutefois été impacté par un retard important lié aux infrastructures. Le vice-président évoque "deux ans de retard avec l’atelier de Saint-Étienne", regrettant que celui-ci a été "arrêté par la haute autorité environnementale", ce qui a, selon-lui, empêché la mise en service complète dès 2024.

Lyon – Saint-Étienne, ligne prioritaire du réseau

La montée en puissance de ces nouvelles rames bénéficie en priorité aux axes les plus fréquentés, en particulier la liaison Lyon – Saint-Étienne. "C'est la ligne la plus fréquente de notre réseau, voire la ligne TER la plus fréquentée de France", souligne Frédéric Aguilera, par ailleurs maire de Vichy.

Dans cette optique, une évolution notable est attendue à partir de décembre 2026 avec la mise en place d’un aller-retour quotidien en unités triples de Regio2N en heure de pointe, une première à l’échelle régionale. Cette organisation doit permettre d’augmenter significativement le nombre de places disponibles sur cet axe stratégique.

Ces investissements s’inscrivent dans un contexte de forte hausse de la fréquentation du réseau TER. La Région met en avant une évolution marquante du nombre de voyageurs, passé de "180 000 usagers jours il y a une dizaine d’années à 250 000 aujourd’hui."

L’objectif affiché dans la feuille de route est désormais d’atteindre "300 000 usagers jours" à l’horizon 2035. Cette dynamique est décrite comme une "explosion de la fréquentation" par le vice-présent, qui souligne que, malgré cette hausse, la saturation en heure de pointe diminue progressivement.

Des investissements massifs

Au total, les montants engagés par la Région sont colossaux. L’acquisition des 19 rames représente un investissement de 210 millions d’euros, auquel s’ajoute une participation de l’État à hauteur de 46 millions d’euros dans le cadre d’un plan de relance.

Par ailleurs, 10 rames supplémentaires ont été commandées en mars 2025 pour un montant de 125 millions d’euros. Le vice-président évoque un total d’investissement d’environ "460 millions d’euros" sur ce périmètre, en incluant notamment l’atelier de maintenance de Saint-Étienne estimé à 100 millions d’euros. "C'est un investissement majeur sur cette étoile ferroviaire", insiste-t-il.

La prochaine étape du programme est déjà actée avec l’arrivée de 10 nouvelles rames Regio2N supplémentaires, dont la livraison est prévue à l’automne 2027 pour une mise en circulation en décembre de la même année.

Selon Frédéric Aguilera,"en 3 ans entre 2024 et 2027 […] ça fera 29 rames supplémentaires" sur le réseau régional. Ces nouveaux trains, capables d’accueillir jusqu’à 699 voyageurs, doivent permettre de poursuivre l’augmentation de capacité et d’améliorer encore le confort, grâce notamment à des équipements modernes comme la vidéoprotection et le comptage automatique des passagers.

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3 commentaires
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jamais content le 15/04/2026 à 07:39
charrue a écrit le 15/04/2026 à 07h27

Ca fait 10 ans qu'il y a des regio2n, ce sont des bétaillère avec zero confort. Un siege de tram est plus confortable que leur siege pseudo ergonomique. A fuir!

donne à un vilain ,il te chie dans la main...

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charrue le 15/04/2026 à 07:27

Ca fait 10 ans qu'il y a des regio2n, ce sont des bétaillère avec zero confort. Un siege de tram est plus confortable que leur siege pseudo ergonomique. A fuir!

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ZIPPO74 le 15/04/2026 à 06:15

"ces nouveaux trains qui changent déjà le quotidien des voyageurs". pourquoi,???? Ils arrivent à l'heure ???

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