La commune de Feyzin devra composer avec des marges financières de plus en plus réduites.
Dans son rapport d’observations définitives sur les exercices 2019 et suivants publié ce mardi 9 juin, la Chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes estime que la situation financière de la ville s’est améliorée jusqu’en 2023, avant de montrer des signes d’inflexion face à des investissements majeurs à venir.
La CRC souligne que la commune a pu financer 18 millions d’euros d’investissements entre 2019 et 2024, principalement grâce à sa capacité d’autofinancement. L’encours de dette est passé de 19 millions d’euros en 2019 à 14 millions fin 2024, avec une capacité de désendettement ramenée à cinq ans, contre 7,5 ans auparavant.
La Chambre relève même une baisse de dette plus rapide que la moyenne nationale des communes comparables : –25 % à Feyzin contre –11 % au niveau national.
Mais depuis 2024, le rapport note un changement de tendance : les charges progressent désormais plus vite que les recettes, tandis que les investissements récents ont été financés en partie par l’emprunt et des cessions immobilières.
L’un des principaux points d’alerte concerne les conséquences du plan de prévention des risques technologiques (PPRT).
Celui-ci impose notamment la fermeture définitive du stade Jean-Bouin et de la piscine d’ici 2031, obligeant la commune à reconstruire ou relocaliser certains équipements. Feyzin estime le coût global de cette opération entre 25 et 30 millions d’euros, soit deux fois le montant des travaux réalisés sur l’ensemble du mandat 2020-2026.
À cela s’ajoutent plus de 6 millions d’euros de rénovation énergétique des bâtiments scolaires, ainsi que les coûts de fonctionnement liés à une nouvelle école et une crèche, avec une hausse estimée des dépenses de 750 000 euros par an.
Des critiques sur la gestion des ressources humaines
Au-delà des finances, la CRC pointe plusieurs faiblesses dans la gestion des ressources humaines.
Si l’organisation des services est jugée globalement satisfaisante, la Chambre estime que la commune doit mieux piloter ses effectifs et sa stratégie de recrutement. Elle évoque des outils de suivi insuffisants, des données sur les effectifs jugées approximatives, et critique l’absence d’un système informatisé fiable de gestion du temps de travail.
Le rapport s’interroge aussi sur le recours croissant aux agents contractuels sur des postes permanents, estimant que la commune doit mieux justifier ces pratiques au regard du principe selon lequel ces postes doivent prioritairement être occupés par des fonctionnaires.
Au total, la Chambre formule huit recommandations, allant de la régularité des procès-verbaux du conseil municipal à la mise à jour du programme pluriannuel d’investissements, en passant par une refonte des lignes directrices de gestion des ressources humaines et la mise en place d’un outil automatisé de suivi du temps de travail.
En France il y a plus de personnes qui surveillent ceux qui travaillent réellement...
Signaler RépondreGestion gauchiste.......
Signaler RépondreLa France est par terre.
Signaler Répondre""" mise en place d’un outil automatisé de suivi du temps de travail.""
Signaler RépondreN'avaient pas de pointeuses à Feyzin ?