Des vélos posés sur l’herbe, des pièces cassées déposées au sol et des sonnettes qui retentissent devant le bâtiment de la Métropole de Lyon. Ce jeudi, les manifestants ont voulu montrer leur désaccord face à la suppression d'une enveloppe primordiale à la survie des ateliers vélo de l'agglomération. Une décision du nouvel exécutif qui suscite beaucoup d’incompréhension et de colère.
Les participants ne comprennent notamment pas pourquoi des conseillers métropolitains avaient auparavant voté en faveur de ce soutien avant de décider de le supprimer pour 2026. Sur place, ils demandent à la nouvelle présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, de prendre en compte leurs revendications.
Des ateliers qui manquent de moyens
Derrière cette mobilisation, les ateliers craignent surtout les conséquences concrètes de cette baisse de financement. Avec moins de moyens, ils expliquent ne plus pouvoir recruter suffisamment et devoir réduire leurs horaires d’ouverture. Leur capacité d’accueil est également menacée.
Pour les manifestants, le problème est aussi celui de l’accès aux réparations. Les magasins de vente de vélos restent nombreux, mais les ateliers permettant de les réparer manquent déjà de moyens. La diminution des horaires pourrait donc rendre plus difficile l’accès à ces services.
Des vélos, des pièces cassées et des sonnettes
Sur place, plusieurs ateliers étaient présents pour proposer des réparations. Certains cyclistes ont ainsi pu faire entretenir leur vélo directement pendant la manifestation. La majorité des participants étaient venus avec leur propre vélo, qu’ils ont ensuite posé dans la pelouse devant le bâtiment de la Métropole.
D’autres avaient apporté des pièces de vélos cassées, également déposées sur l’herbe pour symboliser les moyens qui manquent aux ateliers.
Malgré la colère contre la décision, l’ambiance entre les participants était plutôt conviviale. Les cyclistes échangeaient entre eux, discutaient avec les bénévoles des ateliers et profitaient des réparations proposées sur place. Une mobilisation à la fois solidaire et revendicative, rythmée par les coups de sonnette des vélos pour faire entendre leur mécontentement.
Les manifestants espèrent désormais que leurs demandes seront entendues par la Métropole et que le financement des ateliers pourra être réexaminé.