Sénatoriales dans le Rhône : dix listes pour sept sièges, un scrutin très éclaté

Sénatoriales dans le Rhône : dix listes pour sept sièges, un scrutin très éclaté

Les 3 817 grands électeurs du Rhône sont appelés aux urnes ce dimanche 27 septembre pour désigner sept sénateurs. Avec dix listes en présence et plusieurs candidatures concurrentes au sein des mêmes familles politiques, le scrutin s’annonce particulièrement fragmenté et indécis.

À droite comme à gauche, la principale inconnue viendra de la dispersion des voix lors des élections sénatoriales.

C'est habituellement le scrutin le plus facile à prévoir, puisqu'il suffit de recenser les grands électeurs et leur famille politique, et prédire leur vote pour sacrer les sept sénateurs rhodaniens.

Ce sera le cas dans la plupart des départements ce dimanche, mais pas dans le Rhône où dix listes s'affrontent, dont quatre de droite, trois de gauche, deux centristes et une d'extrême-droite...

Les Républicains présentent à eux seuls trois listes. Christophe Guilloteau, président du Département, Sébastien Michel, maire d’Écully, et Paul Vidal, conseiller régional et sénateur sortant, se retrouvent en concurrence directe.

La droite disposerait pourtant d’un vivier important, avec environ 1 800 grands électeurs après la victoire de Grand Cœur lyonnais à la Métropole. Un tel éclatement fait le jeu des nouveaux barons locaux, et exclut de fait les femmes, reléguées en 2e position et pas certaines de remporter un siège.

À cela s’ajoute une quatrième offre sur un électorat voisin : celle de Nouvelle Énergie, le parti de David Lisnard, conduite par Serge Bérard, maire de Brignais, avec Béatrice de Montille en deuxième position et le sénateur sortant Étienne Blanc en septième.

La gauche part elle aussi divisée

Le contraste avec 2020 est important. Il y a six ans, une liste d’union de la gauche, hors LFI, avait terminé en tête avec 1 156 voix et permis l’élection de trois sénateurs : les écologistes Thomas Dossus et Raymonde Poncet ainsi que le socialiste Gilbert-Luc Devinaz.

Cette fois, Thomas Dossus conduit une liste sur laquelle figure la socialiste Hélène Geoffroy en deuxième position. Mais Bruno Bernard, ancien président écologiste de la Métropole de Lyon, a lancé une liste concurrente, notamment pour se venger de l'ancienne maire de Vaulx-en-Velin qui l'aurait fait perdre aux métropolitaines selon lui. Environ 900 grands électeurs de gauche sont évoqués dans ce scrutin.

La France insoumise tente également de décrocher un siège avec une liste conduite par le député villeurbannais Gabriel Amard. LFI avait obtenu 109 voix en 2020 et dispose désormais d’un collège de grands électeurs plus étoffé après ses succès municipaux à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons.

Le centre et le RN cherchent leur espace

Au centre, le sénateur radical sortant Bernard Fialaire fait équipe avec la députée MoDem Blandine Brocard-Martin. Maurice Iacovella, ancien élu d’opposition à Vénissieux et longtemps engagé à l’UDI, se présente lui aussi sur cet électorat.

Le Rassemblement national est représenté par Laurent Primault, conseiller municipal d’opposition à Chassieu. En 2020, la liste RN n’avait recueilli que 60 voix dans le Rhône.

Des bureaux ouverts de 8h30 à 17h30

Le scrutin sera centralisé autour d'un bureau de vote unique, présidé par le président du tribunal judiciaire de Lyon.
Les opérations de vote débuteront à 8h30 et se poursuivront jusqu'à 17h30, heure prévue pour la fermeture des bureaux et le début du dépouillement.

Contrairement aux élections au suffrage universel direct, les sénateurs sont élus par un collège composé notamment de parlementaires, conseillers régionaux et départementaux et, très majoritairement, d'élus et délégués municipaux. Le scrutin sénatorial national de ce 27 septembre renouvelle 178 des 348 sièges du Sénat.

La préfecture du Rhône ouvrira ses portes aux journalistes accrédités à 18h30.

Les résultats complets et provisoires doivent ensuite être transmis à la presse une fois le dépouillement terminé.

2 commentaires
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Titus69 le 27/09/2026 à 07:42

La "Famille" a tout prévu pour se répartir les postes pas d'inquiétude le "Parrain" Larcher est aux manettes dans l'ombre comme d'habitude.

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Marie de Lyon le 27/09/2026 à 07:36

Le Sénat n'est plus adapté à la situation politique actuelle : avec les institutions européennes et le mode de scrutin indirect, il est devenu inutile et couteux aux contribuables et ne sert qu'à donner une bonne planque aux ''politiciens -copains ''(pour tous les partis) avec de nombreux avantages.

A supprimer donc tout comme le CESER afin de faire des économies budgétaires aux contribuables.

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