Après une nouvelle journée de tensions devant plusieurs lycées lyonnais, Laurent Wauquiez a affiché sa volonté de faire payer les auteurs des dégradations.
Le conseiller spécial de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s'est rendu ce mercredi 29 septembre au lycée La Martinière Diderot, dans le 1er arrondissement de Lyon, afin de constater les dégâts et d'annoncer plusieurs mesures.
Sur place, Laurent Wauquiez a décrit d'importantes violences et évoqué un premier coût conséquent pour la collectivité.
"Il y a eu des jets de cocktails Molotov, des poubelles incendiées, des attaques à coups de barre de fer. Sur d'autres établissements, on a des professeurs qui ont été agressés avec des dégâts qu'on commence à chiffrer rien que pour la journée d'hier entre 100 000 à 200 000 euros", a-t-il déclaré.
Face à cette facture, le conseiller spécial de la Région ne veut pas voir les réparations financées par la collectivité. "C'est hors de question que le coût des réparations soit payé par les étudiants et les contribuables de la région !"
Laurent Wauquiez annonce donc une réponse systématique : "La décision qu'on a prise avec Fabrice Pannekoucke (président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ndlr), c'est que la Région va systématiquement porter plainte et demandera réparation à chaque fois que des casseurs ont été identifiés pour que ce soient eux et leur famille qui payent."
Des mesures d'urgence pour protéger les lycées
En parallèle de ces procédures, des moyens doivent être déployés pour tenter de limiter de nouvelles dégradations dans les établissements.
"La première chose qu'on fait en urgence aujourd'hui, c'est de protéger tous nos lycées, de déployer des moyens d'urgence, des extincteurs, des contre-plaqués en bois pour pouvoir éviter qu'il y ait des jets de cocktails Molotov à l'intérieur de nos établissements", a détaillé Laurent Wauquiez.
Celui-ci distingue par ailleurs les mobilisations lycéennes des violences commises en marge des rassemblements. "Qu'il y ait un mouvement étudiant, c'est normal ! En revanche qu'il y ait des casseurs, des gens cagoulés qui viennent s'en prendre à des proviseurs, des enseignants, à d'autres étudiants, c'est inacceptable. Et moi, ma conviction, c'est qu'il y a d'autres moyens de s'exprimer."
Cette réaction intervient après deux journées particulièrement tendues à Lyon et dans la métropole. Selon le dernier bilan communiqué par la préfecture du Rhône, 75 personnes ont été interpellées en deux jours, dont 45 lors de la première journée et 30 lors de la seconde.
Quinze personnes ont également été blessées, parmi lesquelles sept policiers et un gendarme. Jets de projectiles, tirs de mortiers d'artifice, incendies de poubelles, intrusions et dégradations ont émaillé les rassemblements. Neuf établissements ont notamment dû être confinés après des intrusions.
"Faire payer les casseurs et leurs familles"
Signaler RépondreAh en voila un bonne initiative !!!!
Mais cela fait des années que l'on en parle....
A quand l'application réelle ????
Tout à fait d’accord ! En Esperant que la justice LFIste accepte!!!
Signaler RépondreDe liquidité pour inviter tout le gratin au restau Lolo ?
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