Présidentielle : François Bayrou se rappelle à Lyon aux bons souvenirs du centre

Présidentielle : François Bayrou se rappelle à Lyon aux bons souvenirs du centre
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Devant 2500 personnes à Eurexpo lundi soir, le leader du MoDem a tenu un meeting acéré contre les deux leaders des sondages, François Hollande et Nicolas Sarkozy, sans pour autant oublier la terre centriste de Lyon.

François Bayrou a fait de la résistance. 4000 personnes étaient attendues, mais seulement 2000 sont venues. Et celui qui n'occupe maintenant que la 5e place des instituts d'opinions a (r)appelé les électeurs du centre et du MoDem à voter pour le parti né après sa belle troisième place en 2007 : "Quand le peuple français est devant un choix vital, il y a une référence : c'est le conseil national de la résistance, qui a unifié les forces démocratiques du pays avec l'objectif de le reconstruire (...) Nous sommes les héritiers du Conseil national de la Résistance. Nous le revendiquons (…). Je n'accepte aucune retraite ou défaite !" Après des années fastes dans le Rhône, avec notamment Raymond Barre à la tête de la Ville de Lyon, ou Michel Mercier, élu alors encore du centre au Conseil Général, le Modem et plus généralement le centre ont perdu un peu de vitesse. Avant de revenir en force en 2007 au premier tour, avec plus de 20% des voix. C'est donc pour ranimer cette force que François Bayrou a littéralement tombé la veste pendant son discours de plus d'une heure, sans notes, mais toujours en visant ses deux principaux rivaux : le candidat-président et le candidat du Parti Socialiste.

Comme à Marseille un jour plus tôt, François Bayrou s'est auto-désigné comme le seul "candidat à dire la vérité". Et il a fustigé les apparitions sur-médiatisées de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, toujours la veille, en plein Paris : "Ils ont montré chacun une vision partisane du peuple de France, tandis que nous, nous proposons une vision nationale !" Et sentant peut-être le vent basculer, il a attaqué de plus belle l'ancien premier secrétaire du parti de gauche après son revirement de position sur le référundum de moralisation publique : "Il y a une semaine, François Hollande avait dit que mon idée d'un référendum sur la moralisation de la vie publique, après tout, c'était une très bonne idée", a-t-il rappelé. "Hier, il a dit que non, finalement, tout bien réfléchi. C'était aux parlementaires qu'il fallait laisser la charge de trouver des règles différentes pour l'avenir de l'organisation de la vie publique", a-t-il souligné, avant d'ajouter : "Je vois très bien quel type d'influence ont pu s'exercer sur le candidat du Parti socialiste pour que ce qu'il trouvait bien hier devienne aujourd'hui peu recommandable !" Parmi les propositions du candidat du MoDem, on retrouve une limitation à 20 le nombre de ministres du Gouvernement, et une baisse de 577 à 400 le nombre de députés siégant à l'Assemblée Nationale.

2 commentaires
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norbert le 17/04/2012 à 09:39

en France la vérité ne paie pas...

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Centriste le 17/04/2012 à 09:05

Mais c est qui Bayrou ?

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