Kem One / Arkema : le patron va rencontrer les salariés lyonnais

Kem One / Arkema : le patron va rencontrer les salariés lyonnais
Photo d'illustration - LyonMag.com

La CGT appelle les salariés à se rassembler le 1er mars prochain devant le siège de l'entreprise Arkema, à Pierre-Bénite.

C'est le jour choisi par le propriétaire américain, Gary Klesch, pour rencontrer les représentants du personnel. Une toute première entrevue, alors que les questions se multiplient autour de l'avenir de la société Kem One, née d'un accord passé entre Arkema et Klesch.

Le pôle vinylique d'Arkema a été racheté par le groupe Klesch en juillet 2012. Dans ce pôle figure le site chimique de Saint-Fons, rebaptisé depuis Kem One. Selon la CGT, ce rachat serait en fait un "largage en règle" de la part d'Arkema, qui aurait sciemment cédé son pôle vinylique à l'homme d'affaires américain, dont la réputation est pour le moins mauvaise - Klesch se serait spécialisé, depuis plusieurs années, dans le rachat d'entreprises en difficulté et dans les plans de licenciements massifs. En témoigne l'expérience Myrys, menée à la fin des années 90 dans l'Aude : Klesch a d'abord racheté l'entreprise de fabrication de chaussures, avant de licencier les trois quarts des salariés, puis de quitter le navire, sans avoir investi dans le site comme il l'avait promis - Myrys déposera le bilan en l'an 2000, deux ans après l'arrivée de Klesch dans les Pyrénées.

Un "détournement de fonds"

En quittant Saint-Fons, Arkema a laissé un chèque de 88 millions d'euros à la nouvelle entreprise Kem One. Et pourtant, la situation financière de la nouvelle entité inquiète aujourd'hui les syndicats, qui n'hésitent pas à parler d'un "détournement de fonds", au profit de Klesch. Le secrétaire général de Kem One aurait évoqué, devant les représentants du personnel, un versement de 30 millions d'euros sur des comptes détenus par Gary Klesch dans deux paradis fiscaux, Malte et Jersey.

L'entrevue du 1er mars s'annonce donc houleuse ; la CGT compte demander à Arkema, et au-delà au Groupe Total (maison-mère d'Arkema), de rentrer dans le capital de Kem One afin de redresser les comptes de l'entreprise et pérenniser l'activité. Optimistes, les délégués syndicaux en appellent même à une nationalisation de l'entreprise.

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2 commentaires
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Kiki le 28/02/2013 à 11:25

Et oui total est la maison mère d' arkema j ai des document d actionnaires qui le prouve c un supercherie pff .journaliste toi ?

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JM69 le 25/02/2013 à 20:21

Journaliste, c'est un beau métier... On peut raconter n'importe quoi (en l'occurence recopier les tracts CGT sans vérifier quoi que ce soit) et sans conséquence... Je ne lancerai aucune polémique sur les infos mais déja, Total n'est pas la maison mère d'Arkema...

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