Collégienne passée à tabac à Saint-Genis-Laval : les deux suspectes âgées de 14 ans sous contrôle judiciaire avant leur procès

Collégienne passée à tabac à Saint-Genis-Laval : les deux suspectes âgées de 14 ans sous contrôle judiciaire avant leur procès

Ce samedi 7 février, la garde à vue des deux collégiennes soupçonnées d'avoir passé à tabac une adolescente de 13 ans à Saint-Genis-Laval a pris fin. Présentées à un juge des enfants, elles ont été placées sous contrôle judiciaire avant leur jugement prévu dans quelques mois.

Mise à jour dimanche à 9h50 : Interpellées jeudi, les deux adolescentes de 14 ans ont été auditionnées pendant deux jours, avant d'être présentées à un juge des enfants ce samedi. Le parquet de Lyon confirme à l'AFP qu'à l'issue de cette garde à vue, elles ont été placées sous contrôle judiciaire.

Si l'une d'entre elles a pu retourner chez elle, l'autre a été placée en centre éducatif fermé.

Leur procès se tiendra en mai prochain. Elles seront poursuivies pour des faits de violences aggravées par trois circonstances - réunion, commises sur mineur de moins de 15 ans et à proximité d'un établissement scolaire - et diffusion de l'enregistrement d'images de l'agression.

Pour rappel, le vendredi 30 janvier dernier, à la sortie des cours au collège Jean Giono de Saint-Genis-Laval, une adolescente de 13 ans avait été attaquée et passée à tabac. Projetée au sol, la victime avait reçu de violents coups de pieds dans la tête. La scène avait été filmée. A la demande de la famille de la victime qui voulait médiatiser l'affaire, LyonMag avait diffusé les images d'une violence insoutenable.

On ignore encore l'origine de cette agression, commise par deux mineures extérieures à l'établissement.

Mise à jour jeudi à 14h : L'enquête ouverte dans le cadre de la violente agression d'une collégienne à Saint-Genis-Laval la semaine dernière s'accélère. Ce jeudi 5 février, on apprend que les deux suspectes ont été interpellées par la gendarmerie et placées en garde à vue.

Elles sont soupçonnées d'avoir attaqué l'adolescente vendredi 30 janvier devant le collège Jean Giono de Saint-Genis-Laval. La scène a été filmée puis partagée sur les réseaux sociaux avant d'être retirée. On y voit la victime au sol, recevoir de violents coups de pied dans la tête. A la demande de sa famille qui souhaitait montrer l'horreur subie par la mineure, LyonMag avait décidé de republier la vidéo.

"L’Etat, à travers le rectorat et les forces de l’ordre, est pleinement mobilisé pour lutter contre les violences en milieu scolaire", a réagi la préfète du Rhône Fabienne Buccio.

Article initial : Les faits ont conduit la jeune victime aux urgences en raison de blessures jugées particulièrement graves.

Dans un communiqué diffusé ce mercredi 4 février, la maire de Saint-Genis-Laval, Marylène Millet, a fait part de son soutien à la victime, à sa famille, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative du collège. Selon la Ville, l’agression aurait été commise par deux jeunes filles devant l’établissement scolaire. Les blessures subies par la collégienne ont nécessité une prise en charge médicale en urgence.

Sur la vidéo, que LyonMag a eu l'autorisation de publier, les coups de pied sont effectivement très violents, visant le visage de la collégienne à terre.

Le rectorat de Lyon, plutôt que de réagir ou d'apporter son soutien, a réclamé la suppression de cette vidéo, pourtant publiée à la demande de la famille de la victime.

La maire de Saint-Genis-Laval souligne que ces faits relèvent de violences volontaires d’une extrême gravité, susceptibles de qualifications pénales lourdes. Elle insiste sur le fait que la minorité pénale "n’efface ni la gravité des actes, ni leurs conséquences", rappelant que toute violence engage la responsabilité de son auteur et appelle une sanction proportionnée.

Selon la municipalité, les deux auteures présumées seraient déjà connues de la gendarmerie pour des comportements violents répétés et des troubles à l’ordre public. Une enquête judiciaire est en cours et un signalement circonstancié doit être transmis sans délai au procureur de la République.

"Ce drame met en lumière une dérive profondément préoccupante : chez certains mineurs, la violence est devenue banalisée, décomplexée, dépourvue de toute conscience des conséquences et marquée par une absence manifeste d’empathie. La souffrance infligée à autrui n’est plus perçue comme un interdit", regrette Marylène Millet.

En réponse, la municipalité annonce un renforcement durable de la présence de la police municipale autour des écoles de la commune. Toute situation de menace, de violence ou de trouble fera désormais l’objet d’un signalement systématique et d’une intervention immédiate, assure la Ville, qui réaffirme faire de la sécurité des élèves une priorité constante.

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ordrejuste le 04/02/2026 à 16:21

Je tiens à remercier profondément tous nos hommes politiques qui ont su nous apporter un monde de violence et une gestion budgétaire calamiteuse.
A l'approche des élections municipales, les voilà plein de promesses pour un monde meilleur, avec des oiseaux qui chantent et de la verdure. Faire chier les automobilistes il faut reconnaitre qu'ils y arrivent assez bien mais gèrer l'insécurité ambiante c'est moins valorisant sans doute.
C'est grave ce qui se passe en ce moment, un élève qui poignarde sa prof, des jeunes qui s'entretuent pour un rien, le harcelement scolaire que l'on arrive pas à juguler, des actes racistes et antisémites en hausse, des dealers à tous les coins de rue.

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bolkian le 04/02/2026 à 16:03

Ces actes de barbarie qui se multiplient me terrifient, d'autant plus qu'ils sont maintenant commis par des jeunes filles.
Jes

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le gone de Lyon le 04/02/2026 à 15:44

Les réseaux sociaux font monter les enchères c’est indéniable!

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Alcofribas Nasier le 04/02/2026 à 15:13

Dislocation de la famille, absence d'autorité répandue dans le système scolaire, abrutissement devant les réseaux dits sociaux, qui sont asociaux en réalité, promotion de modèles négatifs, communautarisme, intolérance : en voici le beau résultat, une partie de la jeunesse totalement désinhibée, pour qui la violence est devenue un mode d'affirmation, voire de communication.
Quels adultes deviendront ces adolescents irresponsables ?

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les endormis le 04/02/2026 à 15:00

Mais vous attendez quoi pour prendre des mesures exemplaires? Pas un renvoi de 15 jours, mais des vrais sanctions!
Allo les responsables politiques, les préfets, les juges?
Toujours en sieste?

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