Le siège régional du parti Les Écologistes, situé dans le 7e arrondissement de Lyon, a été la cible d’un courriel particulièrement inquiétant. Le message, intitulé "[BOMBE] Je vais tuer les rouges", revendique la pose d’engins explosifs dans les locaux et profère des menaces de mort explicites, assorties d’insultes racistes.
Dans ce mail, l’auteur affirme avoir "posé des explosifs" la nuit et menace de "tout faire sauter", tout en visant des "gauchistes" et en utilisant des propos ouvertement racistes. Le message fait également référence à la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste décédé le 14 février après avoir été lynché par des membres de l'ultragauche à Lyon. "Vous allez le payer au centuple d'avoir assassiné Quentin", écrit le corbeau.
Pour Les Écologistes, ce courriel s’inscrit dans une séquence marquée par la manifestation organisée samedi par des groupuscules d’extrême droite dans la ville, ainsi que par une "campagne de désinformation" qui aurait contribué à nourrir les tensions.
"Dès connaissance de ce message de menaces, nous avons fait évacuer l’ensemble des salariés et militants présents dans nos locaux par mesure de précaution", indique Camille Crespeau, co-secrétaire régionale Les Écologistes Rhône-Alpes Pays de Savoie.
Le parti dénonce "une atteinte grave au pluralisme démocratique" et estime que ces faits dépassent le cadre d’une simple menace pénale. "Lorsque ces menaces s’accompagnent d’invectives racistes ou d’attaques fondées sur les convictions politiques, elles franchissent un seuil supplémentaire", écrit-il dans son communiqué.
Une plainte a été déposée. Les Écologistes disent faire confiance à la justice pour identifier l’auteur du message et engager les poursuites nécessaires.
"Le climat du débat public est délétère", affirme de son côté Ali Karakiprik, co-secrétaire régional, qui appelle à "l’apaisement" tout en assurant que le parti poursuivra son engagement "pour combattre le fascisme et défendre la justice sociale et environnementale".
Du grand n'importe quoi, les tarés sont de sortie...
Signaler RépondreIl y a les urnes, pas la violence on n'est pas des sauvages.