La gauche lyonnaise tente de resserrer les rangs à une semaine du second tour des élections municipales. Dans un communiqué publié ce lundi 16 mars, Grégory Doucet annonce l’élargissement du rassemblement autour du maire sortant, arrivé en tête du premier tour dimanche.
L'édile écologiste a décidé d'officialiser l'alliance avec la France insoumise d'Anaïs Belouassa-Cherifi, qualifiée dès dimanche soir d'alliance "de la honte" par Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli.
Pour les responsables de cette nouvelle coalition, cette alliance s’inscrit dans une volonté de dépasser les clivages internes à la gauche afin de préparer le second tour.
"Au-delà des appartenances, ce qui unit la gauche lyonnaise est plus fort que ce qui la sépare", affirment-ils.
Un appel à la mobilisation contre la droite
Les soutiens de Grégory Doucet appellent désormais à une mobilisation maximale pour le second tour face à Jean-Michel Aulas. Ils mettent également en garde contre un projet politique qu’ils qualifient de "réactionnaire", qu’ils associent à la droite régionale.
"La mobilisation doit donc être totale dimanche prochain pour mettre en œuvre ce programme et barrer la route à un projet réactionnaire soutenu par la droite de Laurent Wauquiez", écrivent-ils.
Dans la foulée de cette annonce, les organisateurs appellent à une mobilisation publique ce mardi 17 mars à 19 heures place Louis Pradel, dans le 1er arrondissement.
L’événement est présenté comme un moment de rassemblement ouvert aux habitants, associations et acteurs du territoire. Reste à savoir si les candidats et colistiers PS et Place Publique y participeront, et avec le sourire en prime, puisqu'ils rejetaient à l'avance l'idée de cette alliance avec LFI.
"Le dimanche 22 mars, Lyon choisira son visage pour les six prochaines années. Non pas entre deux candidats, mais entre deux visions de la ville", concluent les nouveaux alliés dans leur communiqué.
Comme prévu, Doucet s'allie avec l'extrême gauche.
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