Il faut pourtant regarder cette réalité en face : ce qui se joue aujourd’hui n’est pas une union équilibrée. C’est une capitulation. La capitulation progressive d’une gauche qui se disait républicaine devant une gauche radicale qui impose désormais sa ligne.
Le paradoxe est presque ironique : d’un côté une gauche qui se revendique "insoumise", et de l’autre une gauche lyonnaise qui, elle, est devenue profondément soumise.
Soumise aux mots d’ordre.
Soumise aux stratégies électorales.
Soumise, surtout, à une radicalité politique qui fracture notre pays.
À Lyon, ce basculement est désormais pleinement assumé. Grégory Doucet fait le choix d’inscrire son action et son avenir politique dans cette alliance avec l’extrême gauche mélenchoniste. Dans le Rhône, des cadres du Parti socialiste n’hésitent plus à afficher leur proximité avec Jean-Luc Mélenchon et à poser à ses côtés. Lors des dernières législatives, ces derniers affichaient même fièrement sur leurs bulletins de vote, le soutien de groupes militants radicaux comme la Jeune Garde.
Il y a quelques années encore, les responsables socialistes expliquaient que La France insoumise avait franchi des lignes rouges incompatibles avec l’héritage républicain de la gauche historique. Malgré les appels de personnalités du PS comme Raphaël Glucksmann ou Manuel Valls, aujourd’hui, ces lignes rouges ont tout simplement disparu.
Derrière cette alliance se trouve une réalité politique très claire : la ligne est désormais fixée par Jean-Luc Mélenchon. Un responsable politique qui, ces dernières années, a multiplié les outrances, affirmant que "la police tue", dénonçant une prétendue "barbarie policière" ou encore expliquant que l’antisémitisme serait devenu "résiduel" dans notre pays.
Ces déclarations ne sont pas des dérapages isolés. Elles traduisent une stratégie politique fondée sur la confrontation permanente et sur l’exploitation de toutes les fractures de la société française.
Plus profondément encore, le projet porté par cette extrême gauche repose sur une rupture avec l’esprit républicain qui a toujours structuré notre pays. Là où la République cherche à rassembler les citoyens autour d’un socle commun, cette vision politique fragmente la société en communautés, en identités, en revendications concurrentes. Elle substitue progressivement des logiques communautaires à l’universalisme républicain.
C’est précisément pour cela que cette alliance est si préoccupante pour Lyon.
Car Lyon n’est pas une ville de radicalité. Lyon est historiquement une ville de modération, de dialogue et de débat. Une ville ouverte sur le monde, une ville qui a toujours su trouver des chemins de consensus autour des valeurs républicaines.
Cette identité lyonnaise s’enracine profondément dans notre histoire. Lyon est une ville marquée à jamais par l’héritage de la Résistance et par la figure tutélaire de Jean Moulin. Cette mémoire nous rappelle ce que signifie réellement l’esprit républicain : la capacité à rassembler, à dépasser les divisions et à défendre l’essentiel.
C’est précisément cet esprit que cette nouvelle alliance politique met aujourd’hui en danger.
La gauche républicaine lyonnaise avait un choix à faire : résister à cette radicalisation ou s’y rallier. Elle a choisi de s’y rallier.
Par calcul électoral.
Par opportunisme.
Peut-être aussi par peur de disparaître.
Mais l’histoire politique est constante : lorsque les forces modérées acceptent de s’aligner sur les plus radicales, ce sont toujours ces dernières qui finissent par imposer leur vision.
Lyon mérite mieux que cela. Lyon mérite une politique fidèle à son histoire, à son esprit de dialogue et à l’idéal républicain qui l’a toujours guidée.
C’est précisément pour cette raison qu’au moment où notre ville est traversée par ces fractures, il est essentiel de faire un autre choix. Celui d’un candidat qui rassemble, d’un candidat modéré, d’un candidat qui parle à tous les Lyonnais et non à quelques segments de la société.
Un candidat qui a démontré dans sa vie professionnelle sa capacité à créer de la richesse, de l’emploi et à porter des projets qui fédèrent. Bien sûr, l’Olympique Lyonnais est un exemple mais il n’est pas le seul.
Depuis six ans, Lyon a été trop souvent hystérisée, fragmentée, divisée. On a opposé les Lyonnais entre eux, les quartiers entre eux, les mobilités entre elles, les visions entre elles.
Notre ville mérite mieux que ces divisions permanentes. Elle mérite de retrouver l’apaisement auquel elle aspire.
Et aujourd’hui, celui qui peut incarner ce rassemblement et cet apaisement, c’est Jean-Michel Aulas.
Bastien Joint
Maire de Caluire et Cuire, réélu dès le 1er tour, plus jeune maire de la Métropole
LFI ou le conflit permanent...
Signaler RépondreComment peut-on imaginer une ville dynamique économiquement et culturellement quand l'atmosphère sera devenue irrespirable pour cause de manifestations permanentes , d'insécurité évidente , de coupes sombres dans les budgets ( abondées par qui ?) , de délires fiscaux , de mises à l'index des investisseurs potentiels etc...?
Car n'imaginez pas que leur collaboration " technique " va être purement contemplative !
Alors , il est urgent de réfléchir
Dimanche soir , ce sera trop tard , les aveugles n'auront plus qu'à pleurer ( et hélas les autres aussi )
Commencez par vous occuper de Caluire au lieux de fanfaronner...
Signaler RépondreIl a encore fumé la moquette, ah la jeunesse.
Signaler RépondreRegardez les programmes de Aulas et Doucet en matière de sécurité :
Signaler RépondreAulas : 600 caméras supplémentaires création d’un hôtel de police ( police + policiers municipaux ) recrutement de 189 policiers
Doucet : 90 caméra ( c’est pas une blague ) création d’un poste de sécurité recrutements de 50 agents lutte contre les incivilités..
LFI désarmer la police.. expérimenter le récépissé de contrôle d’identité, intensifier les manifestations de protestation..
Franchement y’a pas photo ! dimanche votre vote sera crucial renseignez vous sur les programmes de chacun Aulas me paraît le plus cohérent dans beaucoup de points importants ! je voterais contre le LFI
Bravo M JOINT, premier elu a avoir plante un arbre pour Ilan HALIMI, a soutenir nos forces de l'ordre....Vous en avez de la chance les Caluisards....
Signaler RépondrePour être concret, si DOUCET repasse avec la secte LFI, vous accordez l asile ?
Comment ne pas être en accord avec cette excellente diatribe !
Signaler RépondreIls nous ont largement prouvé qu'ils surfaient avec les limites de la convenance, ne dénonçant j'allais réellement les actions extrémistes écologiques (blocages, alterations d'œuvres d'art) ou violentes (jeune garde). Cela n'étonnera donc pas grand monde. Il appartient en revanche aux lyonnais de punir ces ennemis de la république dimanche prochain !