C’est à l’issue d’un contrôle réalisé le 28 avril 2026 par deux agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) que la décision est tombée. L’atelier de découpe et de transformation de produits à base de viande, installé au sein de la ferme "Le Colombier" à Cours (Rhône), fait l’objet d’une fermeture administrative immédiate.
Dans son arrêté, la préfecture du Rhône évoque "des manquements graves aux règles d’hygiène" prévues par la réglementation européenne. Le rapport de contrôle met notamment en avant "le défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage ainsi que des équipements," mais aussi "l’absence de Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) adapté à l’activité et validé en interne."
Les agents ont également relevé "les mauvaises conditions de stockage et de conservation des matières premières et des denrées travaillées, l’absence de présentation des autocontrôles" ou encore "l’insuffisance de dispositifs permettant de se laver et de se sécher les mains dans de bonnes conditions d’hygiène." À cela s’ajoute "l’absence de formation à l’hygiène du personnel." Au total, ce sont plusieurs dizaines de manquements et d’obligations non respectées qui ont été constatés.
Pour les autorités, la poursuite de l’activité dans ces conditions constitue "une menace importante pour la santé des consommateurs", en raison notamment d’un "risque d’intoxication" lié à de possibles "contaminations microbiologique, chimique, physique."
Face à cette situation, la préfecture a donc décidé de prononcer "la fermeture administrative de l’atelier […] jusqu’à réalisation des mesures correctives." L’arrêté impose une série d’actions, elles aussi nombreuses, allant du nettoyage et de la désinfection complète des locaux et équipements à la réorganisation du stockage, en passant par la mise en place d’équipements adaptés pour l’hygiène des mains. Il faudra en outre "supprimer le stockage à même le sol dans l'ensemble des locaux" ou encore "sectoriser les denrées dans les enceintes réfrigérées".
La réouverture de l’établissement ne pourra intervenir qu’après une nouvelle inspection. Celle-ci devra permettre de vérifier "l’effectivité […] de l’intégralité des mesures correctives précitées", précise encore l’arrêté. Cette visite se fera à la demande de l’exploitant.