Il y a de nombreux faits divers à Villeurbanne, parfois révoltants comme cette centenaire peut-être agressée sexuellement à son domicile ou ce bébé embrassé de force.
Et puis il y a le narcotrafic, qui a plongé le quartier Granclément dans la peur, avec une première fusillade nourrie le 10 août, puis une seconde le 14 avec un adolescent de 16 ans blessé par balles.
En réaction à cette recrudescence de la violence, la préfecture du Rhône et la mairie de Villeurbanne avaient convoqué la presse ce lundi après-midi pour montrer les muscles.
Sur la place Jules-Grandclément, les forces de l'ordre n'ont jamais été aussi nombreuses depuis que les services de l'Etat ont débloqué des moyens humains.
"Nous n'allons pas cesser le combat. Nous allons frapper encore plus fort", a déclaré le préfet délégué à la Sécurité Antoine Guérin, promettant des nouvelles actions coup-de-poing, notamment à la rentrée.
"Ce quartier est maintenant notre nouvelle priorité absolue. C'est long car il faut pouvoir démanteler les réseaux, interpeller et déférer des individus. Les groupes d'enquête sont mobilisés pour casser les réseaux", a poursuivi le haut-fonctionnaire, rappelant le travail effectué au Tonkin ces dernières années.
"Nous sommes là tout le temps, en permanence et je vous assure qu'ils seront encore là ce soir, demain, après-demain, toute la semaine, tous les jours, tous les mois. Nous allons tenir ce secteur" de Grandclément a conclu Antoine Guérin.
Laurent Nuñez invité à venir à Villeurbanne
A ses côtés, Cédric Van Styvendael a renouvelé ses demandes déjà formulées auprès du ministère de l'Intérieur, à savoir obtenir une seconde Brigade spécialisée de terrain (BST) après celle déployée au Tonkin.
"Les Villeurbannais ne peuvent pas se satisfaire de voir juste le maire qui dit 'merci' à la police et au préfet parce qu'il y a du monde sur le terrain. Il faut absolument qu'on déploie de nouveau cette méthode qui a été mise en place sur le Tonkin. Pour cela, il faut des effectifs pour accompagner la bonne volonté des équipes de police nationale et municipale sur Villeurbanne. C'est à ça que je mobilise toute mon énergie et les contacts que j'ai avec le ministre de l'Intérieur sont très réguliers", a réagi le maire PS de Villeurbanne.
Outre ce travail de lobbying auprès de Beauvau - Cédric Van Styvendael espère que le tout premier déplacement du ministre Laurent Nuñez dans le Rhône passera par sa ville -, la municipalité tente au mieux de rassurer les habitants.
"On a même aujourd'hui un adjoint qui est délégué à ça, pour les rencontrer très régulièrement, pour leur faire part du travail qui est fait aussi. Beaucoup d'habitants ne voient pas au quotidien tout notre travail. On les rencontre régulièrement pour leur faire état de l'action qui est menée. Les habitants, ce qu'ils ne supportent pas, c'est d'avoir l'impression que rien ne se passe. Quand ils voient qu'on est au travail, ils comprennent comme nous que la situation est extrêmement difficile", a poursuivi l'édile villeurbannais.
Et demain ? "Cette balle perdue, je la redoute en permanence, reconnaît Cédric Van Styvendael. Pour l'instant, il n'y a pas eu de balle perdue létale, mais c'est ça mon angoisse, c'est que quelqu'un meure pour rien dans cette affaire de narcotrafic".
"On va frapper encore plus fort" promet la préfecture.
Signaler RépondreSinon !!!!
Sinon quoi ?
Sinon rien comme de coutume malheureusement
Beaucoup de blabla avec un maire qui ne se remet pas du tout en question !
Signaler RépondreEncore aujourd'hui rue Florian un corps a été remonté d'un parking souterrain par les pompiers en présence du SAMU et de la police
a 15 h 22 le corps a été emmené à la morgue qui était ce ? que s'est il passé ; nous n'en savons rien !
2 véhicules de police étaient présents !
des volontaires intervenant rapidement sans états d'âme avec efficacité, les problêmes ne traineraient plus
Signaler Répondreon les chasse d 'un coté ,ils réapparaitront ailleurs.seule solution un executif sans faille épaulé par un législatif autoritaire qui autorise enfin la relegation pure et simple dans un penitencier lointain
Signaler RépondreSi seulement le maire de Lyon pouvait lui aussi parfois tenir des propos très durs contre le narcotrafic, on n'aurait pas l'impression qu'il cherche a chause fois à prendre la défense des consommateurs et à trouver des circonstances atténuantes aux dealers de rue.
Signaler Répondrece n'est pas eelv/lfi Villeurbanne qui disait pendant leur campagne que la police ne servait à rien et qu'elle ne faisait que déplacer le problème ?
Signaler RépondrePourtant l'entretien a été filmé, nous avons des traces et maintenant leurs électeurs se plaignent alors qu'ils les ont choisit...