Le réceptionniste ne s’était pas laissé impressionner. Le 4 mai dernier, vers 20h45, un homme au visage dissimulé par un casque de moto était entré dans un hôtel de Villefranche-sur-Saône avec plusieurs armes.
Cutter à la main, le jeune homme de 23 ans avait menacé l’employé derrière le comptoir et exigé le contenu de la caisse. Le salarié avait alors saisi une chaise, réussi à le désarmer puis alerté la police.
Le suspect avait été interpellé peu après, sans parvenir à repartir avec l’argent. Selon les éléments évoqués à l’audience, celui-ci devait notamment servir à acheter du cannabis.
Une altération du discernement retenue
Devant le tribunal caladois lundi, le prévenu a reconnu les faits, évoquant également une dépendance au crack.
Déjà condamné et placé sous curatelle depuis sa majorité, il présente des troubles anciens. Une expertise psychiatrique a notamment relevé une importante impulsivité et conclu à une altération de son discernement au moment des faits.
Le parquet a, de son côté, souligné la dangerosité pouvant découler de ses fragilités et de son parcours.
Le tribunal a finalement prononcé une peine de douze mois de prison, dont huit avec sursis probatoire. Les quatre mois ferme seront exécutés sous bracelet électronique.
Les fous dangereux en liberté.
Signaler RépondreLe problème c'est qu'ils ne sont pas assez fous pour savoir qu'ils ne risquent pas grand chose...