Le scénario imaginé fin juin pour les Jeux Olympiques des Alpes Françaises 2030 est en train d’être revu. Selon Le Progrès, alors que la Halle Tony Garnier devait accueillir les épreuves de patinage, Eurexpo apparaît désormais comme une alternative sérieuse pour des raisons de gros sous.
En cause : la capacité d’accueil du site lyonnais. Avec une patinoire installée dans la Halle Tony Garnier, la jauge envisagée se situerait entre 8 000 et 10 000 spectateurs. Une configuration jugée insuffisante pour le patinage, discipline particulièrement génératrice de billetterie pendant les Jeux.
Le Comité international olympique et la Fédération internationale des sports de glace avaient déjà soulevé cette difficulté lors d’une visite à Lyon. Les discussions menées cet été auraient renforcé les réserves autour des recettes potentielles, avec la crainte de faire un four dans la salle de Gerland.
Eurexpo pour le patinage, la Halle pour le curling ?
Eurexpo dispose, à l’inverse, de halls permettant d’envisager une capacité supérieure et des aménagements plus importants. GL events, gestionnaire du site, avait déjà indiqué pouvoir transformer les espaces pour les adapter aux exigences olympiques.
Le patinage artistique, le patinage synchronisé et le short-track pourraient ainsi rejoindre Chassieu. Eurexpo doit également accueillir une deuxième patinoire de hockey, une piste d’entraînement et le centre des médias.
Ce déplacement entraînerait toutefois une nouvelle répartition. Le curling, jusqu’ici envisagé à Eurexpo, pourrait être transféré à la Halle Tony Garnier afin de conserver une compétition sur ce site olympique. Mais Lyon se retrouverait alors bien déplumée au profit de ses voisines - même le village olympique sera installé en dehors de la capitale des Gaules, à Oullins-Pierre-Bénite.
La LDLC Arena ne serait pas concernée par ces changements : l’enceinte de Décines reste destinée aux principales rencontres de hockey sur glace, qui représentent le plus gros de la billetterie de toute la compétition olympique.
La décision définitive est toujours attendue. Un bureau exécutif du Cojop doit se tenir le 10 septembre à Décines, avant une visite du CIO les 16 et 17 septembre.