“Je me vois bien rester les 15 prochaines années à l’ASVEL” : après un été sous tension, Tony Parker affiche ses hautes ambitions

“Je me vois bien rester les 15 prochaines années à l’ASVEL” : après un été sous tension, Tony Parker affiche ses hautes ambitions
Lyon Mag

Pour sa première conférence de presse comme coach de l’ASVEL, Tony Parker a affiché ses ambitions : réussir sur le banc autant qu’il a pu le faire sur le terrain et, à terme, installer Villeurbanne parmi les géants du basket européen.

Même salle, même club, mais plus tout à fait le même Tony Parker. Ce vendredi, le président de l’ASVEL s’est présenté pour la première fois devant la presse avec une nouvelle casquette, celle de l’entraîneur. Après un été agité en coulisses, marqué par un projet économique revu à la baisse et un effectif largement remodelé, le temps est enfin venu de parler basket.
 
Parker ne cache pas son impatience, séduit par “l’état d’esprit impressionnant” de son groupe. L’ASVEL sera enfin au complet mercredi, après les arrivées de Jae Crowder et TyTy Washington. Malgré un été mouvementé, les ambitions restent élevées : la recrue Hugo Besson assume l’objectif de “tout gagner” en championnat et d’aller chercher un maximum de victoires en Euroligue.
 
Cette saison sera surtout celle d’une grande première. À 44 ans, Tony Parker quitte les bureaux pour retrouver le parquet. Après avoir goûté au coaching avec l’équipe de France U17 cet été, l’ancien meneur des Spurs a compris que le costume de dirigeant ne suffisait plus à combler le vide laissé par sa retraite.
J’avais envie de revenir sur le terrain. Être dirigeant ne remplace pas ce qu’on ressent au bord du parquet. Avec les U17, j’ai découvert la transmission et ça m’a donné envie d’aller plus loin”.
 
Pour apprendre, Parker n’a pas besoin de chercher très loin dans ses souvenirs. Il cite Gregg Popovich et Vincent Collet parmi ses principales inspirations. Le second sera même à ses côtés cette saison : “Avoir Vincent avec moi pour ma première saison de head coach, c’est génial. Pour moi, c’est le meilleur entraîneur français de l’histoire”.
Quant à reproduire totalement les méthodes de Popovich, TP pose tout de même une limite. Le sourire arrive immédiatement : son langage envers les joueurs sera, promet-il, “un peu meilleur” que celui de son ancien entraîneur à San Antonio.
 
Dans le vestiaire aussi, le nouveau coach retrouve un visage familier. Patty Mills, avec qui il a été champion NBA en 2014, connaît parfaitement le compétiteur derrière l’entraîneur débutant : “Tony est un coach authentique. Comme joueur, il était très compétitif et cherchait toujours un moyen de progresser, chaque jour et à chaque match”.
Après un été mouvementé et un projet XXL revu à la baisse, Tony Parker veut désormais construire sur la durée. “Mon projet, c’est de pérenniser le club pour les quinze ou vingt prochaines années. Je pense qu’on paye les pots cassés de Monaco”.
 
Même prudence lorsqu’arrive le dossier brûlant de l’avenir du basket européen et du rapprochement possible entre NBA et Euroligue. Parker espère voir les deux institutions trouver un accord, mais refuse d’en faire le fil rouge de sa rentrée. Pour l’instant, assure-t-il, seule compte la saison qui arrive. Et elle commencera par une histoire que le calendrier semble avoir écrite spécialement pour lui.
 
Pour son premier match officiel sur le banc de l’ASVEL, le 19 septembre en Supercoupe, Tony Parker affrontera Roanne, entraîné par son frère T.J. Parker.
C’est marrant comme la vie est faite. Je suis quelqu’un qui croit au destin” derrière le sourire, le sujet devient rapidement plus intime. Leur père, Tony Parker Senior, disparu en octobre dernier, a joué un rôle déterminant dans cette reconversion.
 
Notre père est la raison pour laquelle je me suis lancé dans le coaching. Pendant les six derniers mois de sa vie, on ne parlait quasiment que de ça. J’aurais tellement aimé qu’il soit là pour voir ce face-à-face avec T.J.
 
Leur mère, de son côté qui aura probablement connu des matchs plus simples à regarder. Parker en plaisante : elle ne saura pas lequel de ses deux fils supporter.
Une question reste alors : à quoi Tony Parker mesurera-t-il la réussite de sa nouvelle carrière d’entraîneur dans deux ou trois ans ? 
 
Ma motivation, c’est de faire aussi bien qu’en tant que joueur. Je veux co-construire un projet dont les gens puissent dire qu’il est l’un des meilleurs au monde. Peut-être que c’est fou, mais j’aimerais qu’un jour on parle de l’ASVEL comme on parle du Real Madrid, de Barcelone ou du Fenerbahçe”.
 
Parker assume cette ambition presque démesurée et défend surtout son choix de vouloir la réaliser en France. Là où son parcours et son expérience NBA pourraient naturellement l’emmener ailleurs, l’ancien meneur veut inscrire son avenir à Villeurbanne : ”Je me vois bien rester les quinze prochaines années à l’ASVEL. Je suis très fier d’être français, j’adore vivre en France et j’aime ce challenge. Je pense différemment, je ne suis peut-être pas câblé comme tout le monde, mais je veux réussir ici”.
 
Une déclaration qui donne une autre dimension à cette première saison sur le banc. Après un été passé à revoir le projet à la baisse, Tony Parker, lui, n’a visiblement pas réduit ses exigences envers lui-même : faire de l’ASVEL une référence européenne et s’installer à Villeurbanne pour longtemps, très longtemps.
1 commentaire
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Chris25 le 04/09/2026 à 17:00

Mouais...
Qui sera sur le banc de l'ASVEL en octobre ?

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