Après des mois de turbulences, Pierre-Yves Gerbeau veut voir les Alpes 2030 entrer dans une phase beaucoup plus concrète.
La délégation du Comité international olympique doit se rendre à Lyon ce lundi pour examiner le futur pôle consacré aux sports de glace. Une visite très attendue quelques jours après la démission d’Edgar Grospiron de la présidence du comité d’organisation.
"J’espère que ça va ramener de la sérénité, de la quiétude et de la stabilité", explique le président de la Fédération française de hockey sur glace dans une interview à l'AFP. Pour lui, l’heure est désormais à l’opérationnel : "Arrêtons de parler politique et parlons sport maintenant !"
Un calendrier "plus que serré"
Le déplacement à Lyon de l’ensemble du pôle glace, initialement prévu à Nice, a profondément modifié le projet. Pierre-Yves Gerbeau estime néanmoins que la situation a été redressée.
"Le calendrier est plus que serré", reconnaît-il, tout en se disant désormais beaucoup moins inquiet. Les infrastructures existent déjà et doivent principalement faire l’objet d’aménagements intérieurs.
Pour le hockey, la LDLC Arena bénéficiera d’un test grandeur nature dès 2028. Lyon accueillera alors, avec Paris, les championnats du monde. Une répétition particulièrement précieuse deux ans avant les Jeux olympiques.
Le manque de nouvelles patinoires inquiète
Le président de la FFHG voit également dans les JO une occasion d’accélérer la popularité du hockey français. Mais il regrette que le transfert du pôle glace à Lyon ne s’accompagne pas de la construction de nouvelles patinoires, contrairement au projet initial à Nice.
Sans les nommer - les patinoires Charlemagne et Baraban -, il pointe un parc vieillissant et des infrastructures déjà saturées, avec des créneaux d’entraînement parfois très tardifs ou très matinaux pour les jeunes.
"Il faut absolument relancer une politique patinoires dans l’Hexagone", plaide Pierre-Yves Gerbeau, qui souhaite que les Alpes 2030 laissent aussi un héritage durable à son sport.