Tony Parker ne promet pas une équipe déjà rodée. À la veille de recevoir le Maccabi Tel-Aviv, Tony Parker reconnaît “un mois et demi de retard” dans la préparation de l’ASVEL. Mais le constat vire à l’avertissement : “On n’est pas prêt, tout le monde le sait, mais ça ne doit plus être une excuse. Il faut trouver des solutions pour être au niveau. J’attends une grosse réaction de mon équipe”.
Mais le calendrier, lui, n’attendra pas : “On ne va pas attendre d’être prêts pour gagner des matchs. On va devoir gagner avec l’énergie et rester positifs”.
Le premier match officiel de Parker sur le banc villeurbannais s’est soldé par une défaite contre son frère TJ Parker et Roanne en Supercoupe (73-71) : “Ils ont mérité leur victoire, ils ont été meilleurs que nous”, tranche-t-il, pointant les ballons perdus et les rebonds offensifs concédés.
Face au Maccabi, il attend une réponse sur ce terrain : “On va devoir répondre au défi physique et égaler leur énergie”. Son cinq de départ ? “Je n’ai pas encore décidé, on verra ça demain”.
Joël Bolomboy, de la place et des responsabilités
L’infirmerie complique l’équation. Mathis Dossou-Yovo, absent pendant la présaison et la Supercoupe, devrait encore manquer du temps, en raison d’une blessure distincte de celle subie en fin de saison dernière. TyTy Washington s’est, lui, tordu la cheville. Tony Parker évoque la perte de “deux joueurs importants” pour son groupe. Leur situation laisse davantage de responsabilités à Joel Bolomboy près du cercle, particulièrement face à un adversaire que le coach juge “très fort au rebond”.
L’intérieur américain accueille l’épreuve sans chercher d’alibi. “Ça représente beaucoup, c’est un vrai test pour nous. Ça fait seulement quelques semaines qu’on travaille ensemble, mais pas d’excuses” Les quatre défaites en cinq matchs de préparation ne l’alarment pas outre mesure : une grande partie de ces rencontres s’est jouée avec des jeunes, rappelle-t-il, sans permettre au groupe de créer tous ses automatismes. “J’adore notre équipe. On a une super alchimie”, assure-t-il, décrivant un collectif athlétique, capable de jouer vite.
De Donetsk à Villeurbanne
Né à Donetsk d’un père congolais et d’une mère russo-ukrainienne, Bolomboy a joué pour la sélection russe avant de remporter l’Euroligue avec le CSKA Moscou en 2019. Après le début de la guerre en Ukraine, il a refusé de retourner au club moscovite en 2022, malgré la menace de poursuites. Il est ensuite passé par l’Olympiacos et l’Étoile rouge de Belgrade, avant de signer pour deux saisons à l’ASVEL. Interrogé sur la dimension politique de ce parcours, il préfère ramener la conversation au jeu : "Il est arrivé ce qu’il est arrivé. Quand il s’agit de politique, je ne m’en mêle pas et je me concentre sur le basket".
Vincent Collet avait prévenu lors du media day : “Il faudra attendre un peu pour juger de notre valeur. Nous ne serons pas prêts contre le Maccabi, c’est impossible”. Tony Parker, interrogé sur son objectif européen, se contente de répéter, impassible, qu’il veut faire “mieux que l’année dernière”. Le premier indice viendra jeudi soir. Pour Joël Bolomboy, déjà sacré en Euroligue avec le CSKA Moscou en 2019, il prendra une forme très concrète : tenir la raquette, gagner des rebonds et donner à l’ASVEL l’énergie que son entraîneur réclame.
L’entre-deux lancera le match ce jeudi 24 septembre à 20h45, à la LDLC Arena.
🗣️ Tony Parker
— LDLC ASVEL (@LDLCASVEL) September 23, 2026
J-1 avant notre première en EuroLeague à la LDLC Arena
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