Plusieurs d'entre eux ont répondu à l'appel du SNJ pour dénoncer un plan de social au sein du groupe Ebra, qui détient plusieurs titres de presse, dont le Progrès, le Dauphiné Libéré ou encore le Bien Public. Selon le syndicat, 400 postes doivent être supprimés dans le cadre d'un plan de départs volontaires "qui n'en a que le nom".
Selon les grévistes, plusieurs services sont concernés. "Les rédactions sont particulièrement touchées, notamment les services de relecture et de mise en page. Ces suppressions sont grandement imputables au déploiement d’outils d’Intelligence Artificielle. Un déploiement à marche forcée, sans concertation avec les salariés. La direction souhaite faire mieux avec moins : ce n’est ni tenable, ni réaliste", peut-on lire dans un communiqué.
"L’intégration de l’IA affecte la nature même du métier de journaliste, et sa pratique au quotidien. Les organisations syndicales s’y refusent, et appellent la direction à revoir sa copie sur la forme et sur le fond. Elles appellent à l’abandon pure et simple du projet de mise en page automatique des pages. Elles demandent que le recours aux outils IA soit reconsidéré, au risque d’ouvrir la porte à des contenus synthétiques préjudiciables à la déontologie journalistique et aux attentes des lecteurs", poursuit le SNJ.
Au Progrès, pas moins de 60 postes seront supprimés, dont 49 au sein de la rédaction.
Ce groupe de presse , malgré toutes les subventions , est déficitaire malheureusement pour les salariés !
Signaler RépondreLe groupe Crédit Mutuel est fatigué de "boucher les trous"