Réuni en assemblée générale extraordinaire le 2 avril 2026, le barreau de Lyon a décidé "une grève totale concernant tous les contentieux et toutes les juridictions", entamée le 2 avril à minuit et prévue "jusqu’au 16 avril inclus".
En ligne de mire : le projet de loi "justice criminelle et respect des victimes", aussi appelé "SURE". Les organisations syndicales signataires "réaffirment leur opposition" à un texte qui, selon elles, "porte une atteinte grave aux principes fondamentaux du procès pénal et aux garanties essentielles des justiciables."
Dans leur communiqué, les avocats dénoncent une réforme qui, "sous couvert de célérité, […] organise une justice criminelle expéditive, fondée sur l’aveu et la négociation de peine." Ils estiment que cette évolution se ferait "au détriment du débat contradictoire, de la recherche de la vérité et de la place des victimes."
Autre point de crispation : la question des moyens. Pour l'intersyndicale, "la réponse à l’engorgement de la justice pénale ne peut être la réduction des droits, mais l’octroi de moyens supplémentaires à la justice."
Un rassemblement prévu à Lyon le 13 avril
Dans le cadre d’une mobilisation nationale, un rassemblement est organisé à Paris devant le Sénat ce lundi 13 avril 2026. Le barreau de Lyon appelle à y participer, tout en organisant une mobilisation locale pour les avocats ne pouvant pas se déplacer.
Ainsi, les organisations syndicales signataires appellent à un rassemblement "le 13 avril 2026 de 12h15 à 14h sur le parvis du palais de justice de Lyon."
Objectif affiché : rendre visible l’opposition au projet de loi dans la capitale des Gaules. "Il est essentiel qu’à Lyon aussi, la mobilisation soit visible et que le barreau affirme clairement son opposition à ce texte", soulignent les syndicats.
Le mot d’ordre est sans équivoque : "LA JUSTICE CRIMINELLE NE SE MARCHANDE PAS !."
Une nouvelle assemblée générale extraordinaire est d’ores et déjà prévue le 16 avril afin de décider "des suites de cette mobilisation."
De la bouillie de légumes avec des compotes ?
Signaler RépondreOnt mange quoi ce soir à l’EPHAD ?
Signaler Répondredepuis Baudot (1968)et Badinter la justice défend les pauvres contre les riches.
Signaler Répondreet après on s ettone que de plus en plus de personnes aient envies de faire justice eux même, faudra pas venir pleurer...
Signaler RépondreLa justice et faite par les riches pour les pauvres
Signaler RépondreLa justice ne sert qu'a défendre les délinquants. Aucontraire il faut manifester contre son indépendance.
Signaler RépondreQui paye les frais de l'assistance judiciaire ? Réponse : toujours la brebis contribuable bonne à tondre. Évidemment, empocher quelque 450 € pour une visite d'un quart d'heure dans un commissariat ou une gendarmerie est sans doute une aubaine pour de petits avocats qui, produits en masse, ne peuvent avoir l'aura des grands ténors de jadis, hommes de culture, de caractère, au verbe puissant. Mais ne serions-nous pas en face d'une dérive du système ? Il est bien facile de brandir les grands principes quand il ne s'agit que de défendre des intérêts catégoriels éloignés des intérêts collectifs.
Signaler RépondreFor SURE !
Signaler RépondreOn va vers la banalisation de l'atteinte physique à la personne ,et la fin de la cour d'assises qui est la juridiction des représentants du peuple.
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