"Tu vas voir, toi" : à Vénissieux, un squatteur interpellé revient dès le lendemain, une famille à bout

"Tu vas voir, toi" : à Vénissieux, un squatteur interpellé revient dès le lendemain, une famille à bout
Photo fournie

Depuis près de trois ans, une famille de Vénissieux affirme subir des intrusions et des dégradations à répétition dans la maison de ses grands-parents. À bout, Fiona a décidé de témoigner publiquement après une nouvelle occupation des lieux et le retour d'un squatteur, moins de 24 heures après son interpellation.

C'est un véritable cri de détresse. À Vénissieux, Fiona ne sait plus comment protéger la maison familiale construite par son grand-père il y a près de 90 ans. Depuis décembre 2023, cette habitation située dans le centre-ville est régulièrement la cible de squatteurs, malgré les nombreuses démarches entreprises par la famille.

"Imaginez devoir regarder la maison de vos grands-parents, celle de votre enfance, être saccagée, pillée et détruite… plusieurs fois", déplore-t-elle dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux.Des intrusions à répétition depuis décembre 2023

Tout commence à la veille de Noël 2023. Fiona découvre que la maison de ses grands-parents, inhabitée en raison d'une succession bloquée depuis six ans, est occupée illégalement. La famille parvient à récupérer les lieux, mais les dégâts sont déjà considérables. "Ils nous ont volé la moitié des affaires, ils ont tout fouillé", raconte-t-elle à notre rédaction.

Le soir même, les occupants reviennent et s'attaquent aux ouvertures du bâtiment. "Ils ont cassé tous les volets, les fenêtres tout ça à coup de hache", se souvient Fiona.Quelques semaines plus tard, nouvelle intrusion. Cette fois, un feu est allumé dans le salon, provoquant notamment l'incendie de meubles. Police et pompiers doivent intervenir.

Malgré les travaux de sécurisation entrepris par la famille, les problèmes persistent. Selon Fiona, le jardin de la propriété se serait également transformé en point de deal, fréquenté par des consommateurs de stupéfiants.

 "Comment ce mec peut être remis en liberté ?"

Le jeudi 15 octobre 2026, la famille découvre de nouvelles dégradations. Les accès à plusieurs dépendances ont été forcés, tandis qu'un volet et une baie vitrée ont été détruits. Alertée, la police intervient et découvre un homme à l'intérieur de l'habitation. Sur place, Fiona décrit une maison entièrement saccagée, jonchée de seringues, de détritus et d'affaires personnelles éparpillées.

Un ressortissant algérien en de 29 ans, identifié comme Zakaria B., est alors interpellé. Mais la situation prend une tournure particulièrement inquiétante pour la famille dès le lendemain.Alors que Fiona, sa mère, sa sœur et une amie nettoient les lieux, l'homme revient sur la propriété. "Il essaye encore de rentrer dans la maison, donc on l'empêche de rentrer", explique-t-elle.

L'individu aurait ensuite adopté un comportement agressif, "il nous a foncé dessus". Son attitude a nécessité l'intervention d'un agent de sécurité présent sur place.

Avant de quitter les lieux, il aurait également menacé Fiona : "Tu vas voir, toi !"

Au-delà des dégradations, c'est surtout la situation judiciaire du suspect qui révolte la jeune femme. Selon Fiona, plusieurs documents retrouvés dans l'habitation indiqueraient que l'homme fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'une assignation à résidence à Saint-Chamond, dans la Loire.

Elle affirme également avoir découvert des documents faisant état d'autres procédures judiciaires le concernant. Selon Fiona, l’individu serait également soumis à une obligation de pointage quotidien au commissariat de Saint-Chamond, dans la Loire, sous peine de sanctions administratives. Des mesures dont elle s’interroge sur l’application, au regard de sa présence à Vénissieux.

 La jeune femme ne comprend pas comment cet individu a pu retrouver la liberté aussi rapidement après son interpellation."Faut m'expliquer comment ce mec peut être remis en liberté et revenir chez moi comme si de rien n'était et qu'en fait ça ne pose aucun problème à qui que ce soit", s'indigne-t-elle.

D'autant que, selon son témoignage, l'individu serait déjà bien connu des services de police pour des faits de vols avec violence, notamment des vols à l'arraché visant des personnes âgées à Vénissieux. Fiona affirme également qu'il aurait frappé une policière lors de son interpellation dans la maison familiale. Fiona affirme avoir tenté de déposer une nouvelle plainte après le retour de l'homme, mais indique avoir finalement effectué une main courante.

"J'en ai ras-le-bol"

Pour cette famille, les conséquences sont aussi financières. Depuis près de trois ans, les réparations et les mesures de sécurisation se multiplient, sans parvenir à empêcher de nouvelles intrusions.

"Ça me coûte une fortune à chaque fois de tout sécuriser, de tout réparer", dénonce Fiona, précisant que l'assurance ne prend pas en charge l'intégralité des dépenses.La situation successorale complique encore les choses. Elle explique que sa famille ne peut actuellement ni vendre, ni louer, ni vider la maison.

"Nous ne demandons aucun privilège. Nous demandons simplement de pouvoir protéger notre maison, notre histoire et notre famille", explique-t-elle.Après avoir longtemps gardé le silence, Fiona a finalement décidé de médiatiser son histoire sur les réseaux sociaux. "J'en ai ras-le-bol on est en 2026 et on est même pas capable d'avoir une maison inhabitée sans qu'elle soit squattée", lâche-t-elle.

1 commentaire
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Esther le 26/10/2026 à 17:44

Ynz fois dz plus la démonstration de l’incompétence ’et surtout de l’ inefficacité de la justice. Le squatter revient, il n’a rien pigé ! Fermeté absolue la seule solution. Madame la fiona est courageuse et aussi désespérée.
Il fait choper ce mec bon sang !!!

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