La majorité municipale lyonnaise met directement en cause le dispositif de maintien de l’ordre déployé lors de la mobilisation du 5 novembre à Lyon.
Dans un communiqué commun publié ce vendredi, les groupes écologiste, socialiste, Lyon humaniste sociale et écologique, communiste républicain et citoyen et Gauche unitaire dénoncent des "violences policières inacceptables" qui auraient visé des manifestants, des syndicalistes mais aussi plusieurs élus municipaux.
Les signataires revendiquent par ailleurs une participation de plus de 55 000 personnes à Lyon lors de la mobilisation de jeudi, organisée autour du pouvoir d’achat, des services publics et des revendications de la jeunesse.
Des élus disent avoir été "nassés" et "chargés sans sommation"
Selon leur récit, un groupe de manifestants au sein duquel se trouvaient plusieurs élus de la majorité, dont l’une portait son écharpe d’élue, aurait été pris dans une intervention des forces de l’ordre.
Les groupes affirment que ces personnes ont été "nassées, chargées sans sommation, malmenées" et qu’elles ont également assisté à des coups portés contre d’autres manifestants présents à leurs côtés.
Ils évoquent des mouvements de foule, de la panique et plusieurs blessures, dont une "hémorragie gynécologique".
Plusieurs élus vont saisir le procureur
Les élus lyonnais contestent plus largement la stratégie de maintien de l’ordre employée lors de la mobilisation.
"Ces faits démontrent l’inadéquation des tactiques du maintien de l’ordre", estiment-ils, en demandant aux autorités préfectorales de garantir le droit de manifester "dans le respect de la dignité humaine, de l’intégrité physique et des libertés fondamentales".
Plusieurs élus annoncent désormais leur intention de saisir le procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale.
La majorité municipale condamne également les violences commises contre les forces de l’ordre.
Elle cite notamment les incidents survenus ce vendredi dans le cadre des mobilisations lycéennes et appelle à une "désescalade".