Grève SNCF : des garanties mais pas de sortie de crise

Grève SNCF : des garanties mais pas de sortie de crise
Jean-François Carenco, le préfet du Rhône, Jean-Pierre Farandou, le directeur général des TER et Josiane Beaud, la directrice régionale de la SNCF- Photo Lyonmag.com

Le directeur national des TER a fait le déplacement lundi à Lyon pour discuter avec les syndicats d’une issue au conflit qui touche depuis 76 jours les lignes de la Loire.

Le rendez-vous avait lieu lundi matin, à la direction régionale, cours Verdun à Lyon. Et tout le monde a répondu présent. Même les deux derniers syndicats grévistes, FO et Sud Rail, et qui refusent toujours la mise en place depuis le 1er janvier d’un centre opérationnel à Saint-Etienne. Ils craignent des pertes d’emplois et surtout la privatisation à terme, en filiale, de ce centre qui gère 160 conducteurs pour les lignes entre Saint-Etienne et Lyon, Roanne, Clermont-Ferrand ou encore Le Puy, en Auvergne. "Je ne suis pas venu ici pour négocier, […] mais pour écouter et comprendre", commente Jean-Pierre Farandou, le directeur général des TER, à la sortie de la réunion. "La direction a amené des réponses à l’ensemble des questions, je ne vois pas comment ce conflit peut continuer", ajoute-il. Le responsable parisien, le premier à s’intéresser directement à la grève, a d’ailleurs signé une "lettre d’engagement", promettant la création de 38 emplois dans ce nouveau centre, plus une trentaine d’autres à terme et la non-filialisation du pôle, ce qui garantit aux cheminots un temps de travail fixe. "Il n’y a plus de questions internes au conflit", a lancé aux syndicats grévistes Jean-Pierre Farandou, en précisant qu’il n’y aurait pas de médiation préfectorale.

Des poursuites judiciaires et un nouveau dédommagement à l’étude

La direction de la SNCF est aussi venue prévenir les syndicats et les cheminots grévistes, une dizaine en moyenne par jour pour une centaine de dépôt de grève, que leurs juristes étudiaient les recours possibles. "Il faudra regarder s’il n’y pas un détournement du droit de grève", s’interroge Jean-Pierre Farandou devant une vingtaine de journalistes, "mais on n’est pas là pour le moment", s’empresse-t-il de rajouter, laissant une sorte de "dernière chance" aux grévistes qui annoncent que leur prochaine assemblée générale n’aura pas lieu avant mercredi. L’autre souci pour la SNCF, c’est le mécontentement des usagers. Josiane Beaud, la directrice régionale de la compagnie, a quant à elle assuré qu’un "geste complémentaire pour le mois de janvier" était à l’étude.

3 commentaires
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ptl le 17/01/2012 à 08:45

suggérer de créer des postes pour rassurer les grèvistes:ça fera encore plus de grèvistes à terme à gérer:"usagers soyez patients!"

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jm le 16/01/2012 à 23:22

"Grève SNCF garanties mais pas de sortie de crise." On le savait.

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jb le 16/01/2012 à 21:06

usagers ??? Ah je comprend mieux maintenant. Moi qui imaginait que nous étions devenus des clients...

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