Gestion de l'eau : le Grand Lyon fait son choix lundi

Gestion de l'eau : le Grand Lyon fait son choix lundi
La décision sera prise lundi après-midi - DR

A l'occasion du conseil communautaire, le Grand Lyon doit se prononcer définitivement sur la concession de l'eau.

Il faut dire que le débat est agité depuis plusieurs semaines pour savoir si la gestion de l'eau restera dans le privé ou s'il passera en régie publique. De son côté, Gérard Collomb penche largement en faveur d'une gestion privée tandis que le comité technique paritaire a rendu un avis défavorable.
Les Verts ont décidé de réagir, notamment en publiant une lettre ouverte aux élus du Grand Lyon chargés de voter le 12 novembre. "Comment expliquerez vous aux Grands Lyonnais que vous défendez leurs intérêts, ceux de leurs enfants, leur avenir après avoir voté une telle délibération ? La délibération indique qu'il est impossible d'ici 2015, soit dans les vingt-sept mois courants, de préparer sérieusement la reprise en régie publique; il faudrait au moins quatre ans de travail. Nous pensons pour notre part, comme bien des experts, que deux ans suffiraient", écrivent Pierre Hémon et Paul Coste.
Ces actions semblent même avoir convaincu certains élus PS du Grand Lyon, à l’image de Nathalie Perrin-Gilbert qui a décidé de se ranger derrière Les Verts. Elle l’a annoncé sur son mur Facebook. "Lundi prochain, conseil communautaire. Je voterai contre la reconduction de la délégation de service public concernent la distribution de l'eau car je suis pour le principe de la régie directe. Et l'expérience de plusieurs collectivités montre que ce choix est tout à fait tenable. Y compris dans le temps qui nous est imparti. Il faut "juste" de la volonté et des convictions politiques. Pas que de l'opportunisme quoi... ", a-t-elle déclaré.
A noter qu’un rassemblement est prévu à 17h devant le Grand Lyon. Les associations comme les syndicats entendent se mobiliser pour le retour en régie de l’exploitation de l’eau. Mot d’ordre : "Oui à la remunicipalisation ! Non à la privatisation ! L’eau est un bien trop précieux pour le laisser dans les mains d’actionnaires !", explique un communiqué.
Quelle que soit la décision prise, le débat sur l’eau n’a pas fini de créer des remous au sein de la communauté urbaine.

9 commentaires
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Le gône(08/05) le 13/11/2012 à 22:35

Quand une entreprise privée ne veut prendre aucun risque,elle facture ses prestations en régie. Si les tenants de la régie n'ont pas encore compris ça ,cela relève non seulement de la bêtise mais également de l'irresponsabilité.Pour preuve il n'y a qu'a voir où nous mène le tout état.....

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cat le 12/11/2012 à 15:09

G.Collomb sait défendre les intérêts de ses amis, comme JM.Aulas, et se moque des intérêts des lyonnais.

Les divers conseillers oseront ils s'opposer au baronnet local ? j'espère qu'ils auront, pour 1 fois, le courage de le faire...

Sinon, il restera des recours juridiques ( menés par E.Tête ou par l'ssociation Canol) pour rappeler à G.Collomb qu'il n'est qu'1 simple élu sensé défendre et protéger les intérêts collectifs.

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jm le 12/11/2012 à 12:04

Il faut se débarrasser les parrains et nous savons qui ils sont !

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aqua viva le 12/11/2012 à 11:31

Subject: Lettre-cace Marianne : Eau : Gérard Collomb fait le
choix de surfacturer les Lyonnais

Lundi 12 novembre, le conseil de la Communauté urbaine du Grand
Lyon devrait se prononcer sur la délégation de service public
pour l'eau potable. Confier la gestion de cette ressource au
privé est un choix à courte vue qui ne préserve que les intérêts
financiers des multinationales. Je connais un peu la situation
pour m'être rendu à Lyon cinq fois en deux ans, à la demande d’élus
ou d’usagers pour promouvoir la gestion publique de l’eau. Le
Maire de Lyon et président du Grand Lyon, qui pourtant voit
toujours grand pour son agglomération, passe à côté d’une chance
historique de mettre en place une politique de l’eau basée sur le
seul intérêt général.

Le conseil communautaire du 12 novembre sera sous haute pression,
si j’en crois mes collègues Maires et Vice-Présidents Front de
Gauche. Ils me font état des appels qu'ils reçoivent de
l'entourage de Gérard Collomb, pour manifester la «solidarité de
gestion » dont ils devraient faire preuve. Comme si les votes
socialistes et UMP ne suffisaient pas pour que cette décision
passe ! «Bien sûr qu’elle va passer ! Pas besoin de menacer,
Monsieur Collomb ! ». Faut-il rappeler que le vote dans une
assemblée est libre et que nul ne peut le contraindre ? C’est
même illégal.

Alors pourquoi Monsieur Collomb s’entête ? Faut-il chercher la
réponse en dehors du sujet ? Dans la stratégie de développement
de son agglomération ? Dans ses convictions politiques toujours
plus social-libérales ? La priorité accordée au capitalisme
financier par Gérard Collomb n’a-t-elle donc aucune limite ? Pas
même quand il s’agit d’un bien commun indispensable à la vie ?

« 3 jours sans eau et nous sommes morts ! L’eau est l’égal de l’air
et du rayon de soleil », nous a enseigné Danielle Mitterrand.
Mais rien ne les arrête et ils vont courber l’échine devant les
rapaces de la finance, qui, calculette à la main, établissent le
rendement financier de leur contrat. De l’aveu même d’un élu
lyonnais qualifié sur le sujet, pendant une réunion publique à
Villeurbanne le 24 octobre dernier, « Il faut reconnaître qu’on a
obtenu des avancées, puisque Gérard Collomb ne voulait pas de la
gestion publique. Un cahier des charges bien bordé et une marge
bénéficiaire de seulement 5 % par an », ajoute-il ! Mais si pour
les marchands d’eau il y a 100 millions d’euros de chiffres d’affaires,
ça veut dire 5 millions d’euros ! Et sur dix ans, 50 millions d’euros
de bénéfices pour les actionnaires sur le futur contrat si bien
négocié ! Ainsi, quand de plus en plus de citoyens peinent à
payer leurs factures, le maire (PS) de Lyon se féliciterait sans
vergogne de 50 millions d’euros de surfacturation sur le dos de
ses concitoyens ? De qui se moque-t-il ? Et puis la facture ne s’arrête
pas là puisque nous savons calculer qu’avec les frais de siège et
les mécanismes de remontées financières à la holding, ce sera au
moins le double. Cent millions d’euros ! que les actionnaires
dégageront en profits sur la facture des Lyonnais. Pourtant d’autres,
comme Paris ou Viry-Chatillon, ont fait le choix inverse. Une
autre voie est possible pour les Lyonnais.

Une Délégation de ervice publique (DSP) ne vaut jamais une régie
publique. Parce qu’elle ne refacture ni frais de sièges, ni
dividendes, ni impôts sur les sociétés. Les résultats de fin
d'année sont reversés dans le compte de l'année suivante et ne s’évaporent
pas dans les bénéfices du délégataire. Cela permet plus d’investissements
sur le réseau, pour protéger la ressource en eau et ne pas
facturer des milliers de m3 d’eau qui fuient dans la nature. Face
à l’opacité de la gestion des multinationales, la transparence de
fonctionnement d’un conseil d’exploitation de régie peut être
renforcée en l’ouvrant aux représentants d'usagers, associations
de familles et de consommateurs.
L’usager est enfin traité comme un usager de service public et
non comme un consommateur ou un client. Sans objectifs de
rentabilité financière, la régie permet de bâtir une tarification
juste et écologique : la suppression des parts fixes, la gratuité
des mètres cubes indispensables à la survie ; la progressivité du
tarif pour distinguer les consommations indispensables, de
confort et de luxe, la distinction entre l'usage domestique et
l'usage professionnel…

Voilà la démarche démocratique dans laquelle aurait pu s’engager
Monsieur Collomb ! Au contraire, tout était déjà ficelé avant le
débat avec les
usagers, la commission des services publics locaux ou les élus
des conseils municipaux.
C’était pourtant le moment de se poser les bonnes questions. Ce
contrat vieux déjà de 30 ans a déjà largement rempli les poches
de Véolia, avec l'un des accès au service de l'eau les plus chers
de France et un taux de renouvellement moyen sur la période de
0,5 % (d'où le rendement très faible à 78 % seulement), et des
marges annoncées à 12 % mais auxquelles il faut ajouter les
marges réalisées par les sous-traitant affiliés à Veolia de près
de 18%.

Alors que vaut l’argument fallacieux de Monsieur Collomb qui met
en avant la baisse immédiate de la part fixe (15 € par an !) pour
les usagers ? On croit rêver quand on sait que les délégations
prolongées ont fait chuter leurs prix d'en moyenne 20 %.
L'intégration des personnels ne tient pas non plus la route.
Gérard

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1789 le 12/11/2012 à 10:54

corruption quand tu nous tiens !

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jm le 12/11/2012 à 09:44
Konstat a écrit le 12/11/2012 à 08h29

Rebellyon, officine groupusculaire subventionnée par le PS qui souhaite nous éclairer sur le monde complexe.
C'est un peu comme si Jean-Marie Le Pen financé par l'Aube Dorée souhaitait nous éclairer sur l'humanisme.
Plus c'est gros, plus ça passe et plus certains aiment ça.
Faut que rebellyon se cantonne à ce qu'il fait de mieux, s'indigner contre l'extrême droite sans trop les affronter.

Excellente présentation

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jm le 12/11/2012 à 09:43

Les larbins qui trahissent sans se remettre en cause sont toujours détestables.

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Konstat le 12/11/2012 à 08:29

Rebellyon, officine groupusculaire subventionnée par le PS qui souhaite nous éclairer sur le monde complexe.
C'est un peu comme si Jean-Marie Le Pen financé par l'Aube Dorée souhaitait nous éclairer sur l'humanisme.
Plus c'est gros, plus ça passe et plus certains aiment ça.
Faut que rebellyon se cantonne à ce qu'il fait de mieux, s'indigner contre l'extrême droite sans trop les affronter.

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Rebellyon le 11/11/2012 à 17:51

Demeure une ques­tion cen­trale : pour­quoi Collomb veut-il main­te­nir la main­mise de grou­pes privés ? C’est le refrain habi­tuel dans notre monde com­plexe : des « ques­tions tech­ni­ques » impo­sent ce choix. D’abord, on a entendu que les contrats des tra­vailleurs des boîtes pri­vées allaient devoir être trans­for­més en contrats publics (Rue 89 Lyon), ce qui serait source de contrainte. En réa­lité c’est faux, comme l’avoue le projet de déli­bé­ra­tion : ces sala­riés res­te­raient des sala­riés de droit privé. Ensuite, c’est « le temps néces­saire à la mise en place d’une régie », « estimé à 4 ans » (voir le projet de déli­bé­ra­tion) qui pose pro­blème. C’est bête que les élus et les tech­ni­ciens que nous payons de nos impôts n’y aient pas pensé plus tôt. Mais sur­tout, d’autres l’ont fait en aussi peu de temps (voir Paris notam­ment).

Mais nous avons gardé le meilleur argu­ment pour la fin, trouvé dans le projet de déli­bé­ra­tion : le pas­sage en régie « impose la créa­tion d’un établissement public à carac­tère indus­triel et com­mer­cial (EPIC) » qui se ver­rait trans­fé­rer « le pou­voir déci­sion­nel, notam­ment les tarifs ». Or, « la Communauté urbaine sou­hai­tant conser­ver la pleine auto­rité sur le ser­vice public de l’eau, ce mode de ges­tion n’a pas été retenu ». La « pleine auto­rité » grâce à la délé­ga­tion de ser­vice public à une boîte privée, c’est peu de le dire ! Il suffit de lire ce que disent nos élus sur le « bras de fer » per­ma­nent avec Véolia et Suez pour tenter de faire bais­ser les prix, pour s’en convain­cre. Ou d’essayer de savoir avec pré­ci­sion quels inves­tis­se­ments pour l’amé­lio­ra­tion du réseau ont été réa­li­sés.

http://rebellyon.info/Eau-secours.html

Le 12 novembre le conseil communautaire votera le mode de gestion pour les 20 ans à venir.
Rassemblement à partir de 16h30 au 20 rue du Lac, Lyon 3

http://rebellyon.info/L-eau-pour-un-retour-en-gestion.html

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