Remaniement : l'ombre de Lyon plane sur le gouvernement Valls II

Remaniement : l'ombre de Lyon plane sur le gouvernement Valls II
Thierry Braillard et Gérard Collomb - LyonMag

Depuis avril dernier, le gouvernement comptait une ministre et un secrétaire d'Etat originaires de Lyon.

Mais depuis lundi matin, Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Braillard ne font officiellement plus partie de l'équipe de Manuel Valls, le Premier ministre ayant remis la démission de son gouvernement à François Hollande pour se débarrasser des frondeurs.

La nouvelle composition du gouvernement est attendue ce mardi, et une chose est sûre : au moins trois ministres ne retrouveront pas leur poste. Il s'agit d'Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. Il va donc falloir les remplacer et c'est là que certains élus lyonnais ont une carte à jouer.

Najat Vallaud-Belkacem, l'une des socialistes les plus appréciées dans les sondages, et qui figurent parmi les bons élèves du gouvernement, pourrait avoir une promotion, en rapport avec l'enfance ou la culture.

Ce sera quitte ou double pour Thierry Braillard. Le radical de gauche a vu son poste menacé cet été après une passe d'armes entre son parti et le PS sur la réforme territoriale. Mais de l'autre côté, le sport français ne s'est jamais si bien porté dans les grandes compétitions. Si NVB obtient une promotion, il pourrait aussi devenir ministre des Sports à sa place ou bien voir un socialiste lui passer sous le nez.

Enfin, Gérard Collomb a fait un important travail de drague lundi, avant et après l'annonce de la démission du gouvernement Valls I. Médias locaux, médias nationaux, il était la voix du PS solidaire du président et de son Premier ministre. Ses troisièmes mandats de maire de Lyon et de président du Grand Lyon à peine entamés, Collomb s'est-il découvert un appétit féroce de servir son pays à plus grande échelle ?
S'il joue au faux-modeste quand on lui pose la question de savoir s'il a des ambitions parisiennes, son discours a changé cette semaine. Ses compétences sont appréciées dans la capitale, son passé de prof, son parcours d'élu et ses récentes leçons d'économie lui ouvrent plusieurs portes. Mais il faudra peser le pour et le contre car avec une flopée de mandats locaux dont deux très importants, le baron local ne pourra pas conserver trop d'attaches à Lyon.

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2 commentaires
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limousin le 27/08/2014 à 10:11

Non, pas la peine de cirer les pompes.
G. B. doit retourner "à ses chères études" et plus exemplaire que cet été, à Lyon.
Et pour mieux faire, qu'il commence par balayer devant sa porte et pour accomplir cette tâche, qu'il se déleste de plusieurs mandats qu'il cumule indûment.

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pinpin le 26/08/2014 à 10:27

Collomb en cireur de pompes de Tartuffe !

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