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Le Progrès a trois ans pour équilibrer ses comptes

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Le nouveau patron du Progrès ne croit plus guère au papier et veut miser sur le digital.

Cette fois, l’ère Lucas est bel et bien révolue. Les nouveaux patrons du Crédit Mutuel ne veulent plus continuer à jeter de l’argent dans le tonneau des Danaïdes que représentent les quotidiens regroupés au sein d’EBRA. Ils ont donné pour mission à Philippe Carli d’équilibrer les comptes de chaque journal d’ici trois ans. Lequel s’est engagé à ne pas vendre un seul titre d’ici cette échéance.

 

Dès lors, Le Progrès, qui est depuis longtemps abonné aux déficits chroniques, ne devrait donc pas changer de propriétaire. La Montagne que l’on disait intéressée par son rachat devra patienter. Dommage pour les journalistes proches de l’âge de la retraite ; ils voient s’éloigner l’espoir de faire jouer la clause de cession qui pourrait leur offrir une jolie prime non imposable en guise de poignée de main.

 

Rien ne dit toutefois que des départs ne vont pas intervenir. Venu en visite de repérage à Lyon il y a deux semaines, Philippe Carli n’a pas caché que le retour à l’équilibre passera obligatoirement par des coupes sombres au sein de la rédaction. Comme nous l’écrivions la semaine dernière, on se dirige probablement vers un plan social qui pourrait concerner une cinquantaine de journalistes (sur les 260 que compte actuellement la rédaction).

 

Pour Carli, l’avenir des quotidiens régionaux passe obligatoirement par le numérique. Sans abandonner totalement le papier, il est persuadé que la presse doit évoluer en profondeur. Du coup, il lui faudra s’appuyer beaucoup moins sur les plus anciens journalistes qui ont fait toute leur carrière dans la presse papier. Comme en politique, on devrait voir débarquer une nouvelle génération formée aux plus récentes techniques de communication digitale.



Tags : le Progrès |

Commentaires 3

Déposé le 03/07/2017 à 13h06  
Par sakura Citer

Pour info, être ancien ne veut nullement dire être incapable de se mettra a l ère informatique et de pouvoir garder son travail.

Déposé le 03/07/2017 à 09h46  
Par gégène Citer

Quand je vois que mon vendeur de journaux n'a plus de de Progrès à 11h 00 du matin. En Juillet et en Août au lieu de 250 Progrès, il en a 80. Les clients sont mécontents. Manque à gagner pour mon distributeur 100 à 130 Progrès par jour. Il a beau en réclamer un nombre supérieur, il a toujours ses 80 progrès.La cause: on privilégie Le P rogrès dans les lieux de vacances ou soit disant , ily a plus de vente !!!!! Tout les lyonnais ne partent pas en vacances, malheureusement. Ne nous étonnons pas chez mon distributeur il perd 100 Progrès x 60 jours soit 6000 jornaux non vendus chez un seul distributeur: chercher l'erreur!!!!!

Déposé le 03/07/2017 à 08h21  
Par Lyonnais. Citer

...et au passage faire moins cher pour les abonnements numériques, le journal y gagnerait en nombre d'abonnés et le lecteur ne se sentirait pas le "gogo" du journal.
La baballe est dans Ton camp, directeur !!

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