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Georges Képénékian, Maire de Lyon en visite dans la cuisine centrale de Rillieux

Les cantines lyonnaises offriront encore plus de bio dans les assiettes à la prochaine rentrée

Georges Képénékian, Maire de Lyon en visite dans la cuisine centrale de Rillieux

La Ville de Lyon a annoncé ce jeudi, lors d'une conférence de presse au sein de la cuisine centrale de Rillieux, augmenter son offre de produits bio dans les cantines scolaires de la Ville.

Dès la prochaine rentrée scolaire, la proportion de produits bio passera de 32 % à 40 %. La Ville continuera également à privilégier les produits locaux (55 %) et espère atteindre 50 % de produits bio dans les assiettes à l'horizon 2022.

 

"On a mis la barre des exigences assez haute. Donc effectivement 32 % de bio sur l'ensemble de l'année, c'est déjà un effort très important alors que les préconisations réglementaires sont à 20 %. Pourquoi ça marche ? Parce que c'est un entrainement, ce sont des cercles vertueux. C’est-à-dire que la Ville commande et du coup les producteurs, les coopératives, les agriculteurs, les producteurs qui sont dans un rayon de 40 à 50 km, se mettent au bio naturellement puisqu'ils savent qu'il y aura des débouchés. Je crois vraiment que c'est très important, […] ça génère une vraie filière", explique, Georges Képénékian, Maire de Lyon.

 

Parmi les autres nouvelles annoncées par l'élu lyonnais : le rallongement du temps de pause méridien et l'arrivée d'une application pour lutter contre le gaspillage.  

 

"Lutter contre le gaspillage est une ambition forte pour la Ville de Lyon, surtout dans le cadre de la restauration scolaire, parce que ce n'est pas bien de jeter des aliments. On travaille là-dessus avec les enfants. En premier lieu, l'idée, c'est de faire en sorte qu'on commande le bon nombre de repas et donc cette année nous allons développer une application internet et aussi pour smartphone, qui va permettre aux parents de décommander les repas. Ce qui nous permettra des limiter le gaspillage de repas commandé non-consommé", Guy Corazzol, adjoint au maire de Lyon délégué à l'éducation. 

 

Entre 2014 et 2017, ce sont près de 200 000 euros qui ont été économisés en limitant le gaspillage alimentaire. De 1113 portions commandées et non-consommées en 2014/2015, la Ville en comptabilise 888 sur la période 2016-2017, soit 225 repas sauvegardés.   

 

La Ville de Lyon et la cuisine centrale de Rillieux : un travail d'équipe

 

Depuis son déménagement de Perrache à Rillieux, en 2014, la cuisine centrale gérée par la société Elior, spécialisée dans la production alimentaire collective, prépare les repas des élèves de la ville.

 

Le bâtiment de 5000 m2 accueille quotidiennement, des produits frais et bio, qui seront ensuite cuisinés sur place avant d'être envoyés dans les cantines des 126 restaurants scolaires de Lyon. Ce sont près de 24 000 repas en moyenne, soit 18 tonnes de nourritures, qui sortent des cuisines de la centrale tous les jours.

 

Les purées sont faites maison, comme les sauces, les salades ou les repas chauds. Seuls les yaourts, compotes ou fromages, ne sont pas réalisés sur place. Par portion de 6, 8 ou plus, les repas chauds sont mis sous vides dans des barquettes pour préserver les aliments d'éventuels problèmes sanitaires.

 

 

 

En ce qui concerne les produits bio, Elior et la Ville de Lyon travaillent avec la coopérative Bio A Pro. Cette société installée à Brignais, regroupe aujourd'hui près d'une cinquantaine de producteurs bio du Rhône et de la Loire, qui produisent aussi bien des fruits, des légumes, des laitages, du fromage ou encore de la viande.

 

Une collaboration qui dure depuis trois ans, mais qui n'a pas été simple à mettre en place au démarrage, surtout quand il faut pouvoir livrer du jour au lendemain près de 24 000 pommes.

 

"Ça a été assez difficile, parce qu'il a fallu s'adapter aux produits proposés parce qu'il y a des exigences conséquentes. Par exemple, pour le yaourt, il faut avoir un seul numéro de lot pour 25 000 pots. Il a fallu gérer […] pour qu'un seul agriculteur puisse offrir un seul service de yaourt. Mais c'est une bonne chose parce qu'un modèle d'agriculture ne se développe que si les consommateurs sont là", explique Gérard Gayet, producteur bio membre de la coopérative Bio A Pro.

 

Ce partenariat a permis à la coopérative d'augmenter son chiffre d'affaire de 47 % et d'accueillir 15 nouveaux producteurs au sein de son équipe.

 

Pour rappel, ce sont près de 31 000 élèves qui sont inscrits à la cantine sur les 126 écoles de la Ville de Lyon, soit près de 80 % de tous les élèves scolarisés.  



Tags : cantines bio | ville de lyon | agriculture biologique | cantines scolaires |

Commentaires 3

Déposé le 01/06/2018 à 13h59  
Par Adeline69 Citer

Oui, c'est bien tout ça, mais en attendant, nos enfants n'y mangent pas souvent à la cantine à cause des grèves.
Ils pourraient régler ce problème au lieu de laisser pourrir.
Nous, les parents, nous n'avons plus de solutions pour récupérer les enfants.
On est à bout.
J'ai même commencé une grève de la faim depuis hier, mais à la ville de Lyon, tout le monde s'en fout !

Déposé le 01/06/2018 à 11h43  
Par XJ Citer

C'est bien de faire du bio, mais il faudrait encore que les enfants puissent le manger sauf qu'avec les grèves à répétition ce n'est pas le cas !

Déposé le 31/05/2018 à 23h16   Depuis l'application iPhone Lyonmag  
Par Bof Citer

Franchement le maire de Lyon se deplacer pour ca ! Il n y a pas plus urgent comme dossier ?

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