"Une agora, pas un théâtre" : le maire de Villeurbanne fixe le ton du mandat

"Une agora, pas un théâtre" : le maire de Villeurbanne fixe le ton du mandat

Réélu maire de Villeurbanne ce samedi 28 mars, Cédric Van Styvendael a prononcé un discours d’installation très politique. Il appelle à un mandat fondé sur le dialogue, la participation et le service public.

Sans surprise, mais avec un message clair. Réélu maire de Villeurbanne ce samedi lors du conseil municipal d’installation, Cédric Van Styvendael a livré un discours dense, à la fois introspectif et politique, pour ouvrir son second mandat.

Élu avec 43 voix, l’édile socialiste assume une continuité… tout en fixant un cap exigeant.

"Être réélu après avoir exercé les fonctions pendant six ans, c’est une forme de reconnaissance", a-t-il souligné devant les élus et le public.

Mais le maire insiste aussi sur la responsabilité que cela implique, évoquant "une satisfaction du devoir accompli" autant qu’un "pari sur l’avenir".

Un mandat qu’il aborde avec prudence, dans un contexte marqué par une participation encore limitée.

"Faisons de cette assemblée une agora plutôt qu’un théâtre de postures", a lancé Cédric Van Styvendael, appelant à un débat démocratique apaisé, loin des affrontements stériles, après une campagne durant laquelle Mathieu Garabedian (LFI) et surtout son prédécesseur Jean-Paul Bret ont tenté de lui ravir la mairie.

"Aucun débat n’est superflu, aucune critique n’est inutile", a-t-il insisté, à condition qu’elles soient formulées "sans esprit belliqueux".

Le maire s’est également inquiété du niveau de participation aux élections municipales, à peine supérieur à 50%. "Je ne m’y résoudrai jamais", a-t-il affirmé, appelant à faire vivre la démocratie au quotidien, au-delà des seuls scrutins.

Pour lui, la confiance des citoyens ne pourra être restaurée que par "une écoute constante" et une implication réelle des habitants.

Dans un passage plus personnel, Cédric Van Styvendael a évoqué ce qui, selon lui, fait l’identité de Villeurbanne : une ville "ouverte, généreuse et riche de sa diversité".

Sur le fond, le maire confirme la poursuite des grands projets urbains engagés, tout en reconnaissant une forme de lassitude chez les habitants face aux travaux. Il promet une attention accrue à la qualité de vie quotidienne, tout en poursuivant les transformations en cours.

Autre enjeu du mandat : la relation avec la Métropole de Lyon, désormais dirigée par Véronique Sarselli. Malgré des divergences politiques, le maire assure vouloir travailler "main dans la main" avec la présidente LR sur les projets utiles aux habitants.

Entre appel à l’humilité, défense du service public et volonté de dialogue, Cédric Van Styvendael pose les bases de son second mandat villeurbannais.

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