L’enquête sur le violent incendie survenu le 11 mai dernier au 18 rue Sully, à Décines-Charpieu, continue de progresser. Dans un communiqué diffusé ce lundi, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, annonce la mise en examen de trois jeunes suspects âgés de 16 ans et demi, 17 ans et demi et 18 ans.
Pour rappel, ce sinistre dramatique avait provoqué la mort de trois habitants de l’immeuble ainsi que plusieurs blessés intoxiqués par les fumées. Deux victimes avaient été retrouvées dans un appartement du dernier étage tandis qu’un troisième homme avait perdu la vie après s’être défenestré pour échapper aux flammes.
Selon le parquet, "les constatations techniques faisaient état d’un départ de feu au troisième étage de cette résidence, alimenté par du carburant." Les investigations ont également établi que "le feu s’était répandu par les gaines techniques de l’immeuble", accélérant considérablement la propagation des fumées et des flammes dans le bâtiment.
L'enquête a été menées par les services de la division de la criminalité organisée de la DIPN de Lyon, sous l’autorité du parquet lyonnais. Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses auditions et exploitations techniques. "À la suite d’auditions, témoignages, recoupements, utilisation de moyens techniques et de vidéo surveillance", quatre personnes avaient finalement été interpellées le 21 mai dernier avant d’être placées en garde à vue dans le cadre du régime dérogatoire de la criminalité organisée.
L’un des suspects a finalement été remis en liberté, "sans élément retenu à son encontre." Les trois autres ont en revanche été présentés ce lundi à un magistrat instructeur.
Ils ont été mis en examen des chefs de "dégradation de bien immobilier par un moyen dangereux pour les personnes ayant entraîné le décès de trois personnes", "dégradation de bien immobilier par un moyen dangereux pour les personnes ayant entraîné des blessures inférieures à huit jours d’au moins 11 victimes," ainsi que "d’association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime."
Le parquet de Lyon a également requis leur placement en détention provisoire sous mandat de dépôt criminel.
L’enquête se poursuit désormais dans le cadre de l'information judiciaire.