Nouvelle secousse politique à Saint-Fons.
La municipalité dirigée par Hadi Mebarki annonce avoir engagé plusieurs procédures judiciaires et financières à la suite d’un contrôle de la Chambre régionale des comptes mené entre octobre 2025 et mars 2026, portant sur la précédente mandature conduite par Christian Duchêne.
Dans un communiqué, la Ville affirme vouloir faire "toute la lumière" sur des pratiques de gestion jugées "particulièrement graves", tout en insistant sur la nécessité de défendre les intérêts des contribuables saint-foniards.
Selon le maire insoumis, plusieurs démarches ont déjà été engagées avec une plainte pénale auprès du procureur de la République de Lyon, un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler un possible délit ou crime dont elle a connaissance ainsi qu’une saisine du procureur général près la Cour des comptes afin d’examiner d’éventuelles suites sur le plan financier et comptable.
La plainte vise plusieurs faits susceptibles de recevoir des qualifications pénales ou financières, notamment détournement de fonds publics, usurpation de fonction, concussion, prise illégale d’intérêts, ainsi que diverses infractions prévues par le Code des juridictions financières.
Le rôle de l’ancien directeur de cabinet pointé
Parmi les principaux griefs avancés, la municipalité évoque une "confusion illégale entre le cabinet politique et l’administration municipale".
Le contrôle de la CRC aurait notamment mis en évidence une immixtion importante du cabinet du maire dans le fonctionnement administratif de la ville, avec un service communication qui aurait été retiré de l’autorité de la direction générale des services pour être placé sous la responsabilité directe de l’ancien directeur de cabinet, Julien Fragnon.
Selon la mairie LFI, des agents administratifs auraient ainsi travaillé sous pilotage politique en dehors du cadre habituel des services municipaux.
Le communiqué affirme également que l’ancien directeur de cabinet serait intervenu dans les ressources humaines, certains contentieux et des décisions de gestion administrative, des missions normalement réservées à l’administration municipale.
La Ville estime que ces éléments pourraient caractériser un usage irrégulier de moyens publics, une possible usurpation de fonction ou une gestion irrégulière des affaires publiques.
Des irrégularités présumées autour de l’ancien DGS
Autre point sensible soulevé par la municipalité : la situation de l’ancien directeur général des services, Guillaume Llorach.
Le rapport évoquerait, selon la Ville, plusieurs anomalies dans son recrutement et sa gestion de carrière, parmi lesquelles un recrutement sans publicité préalable ni procédure de sélection régulière, une double rémunération sur plusieurs mois pour un même poste ou encore une titularisation jugée anticipée et irrégulière, intervenue au bout de six mois au lieu d’un an.
Le maire Hadi Mebarki considère que ces pratiques auraient eu un impact financier significatif pour la commune et affirme vouloir poursuivre toutes les procédures nécessaires afin d’établir les responsabilités, défendre les intérêts financiers de la collectivité et obtenir le remboursement de sommes potentiellement indûment engagées.
La Ville précise qu’elle continuera à coopérer avec les autorités judiciaires et financières et à transmettre les éléments nécessaires à l’instruction du dossier.
À croire que le nouveau maire veut faire mal à son prédécesseur (dont il fut un adjoint clef!!!) avant une éventuelle annulation de l'élection... Pour défendre ses ambitions il veut salir son prédécesseur, quitte à entretenir le "tous pourri".
Signaler RépondreJe pense que dans ce cas de figure c'est plus un règlement de compte personnel. C'est drôle l'actuel maire a été un compagnon de route, mais je crois qu'il devait mettre les poings dans sa poche.
Signaler RépondreOn comprend mieux pourquoi ils se battent tous pour être élu et que les perdants multiplient les recours.
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