Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre, des individus ont pris pour cible deux distributeurs automatiques de billets dans le Rhône. Les premiers faits se sont déroulés aux alentours de 2h du matin à Ampuis. Une Mercedes blanche s’est arrêtée à proximité d’une agence du Crédit Agricole située boulevard des Allées.
Trois individus cagoulés sont alors sortis du véhicule. Ils auraient utilisé du matériel de désincarcération pour s’attaquer à la porte de l’établissement et tenter d'accéder au distributeur de billets.
Des habitants du secteur ont toutefois donné l’alerte. Les gendarmes ont été prévenus et les trois hommes ont quitté les lieux sans parvenir à emporter de butin.
Un distributeur emporté une heure plus tard
Environ une heure plus tard, vers 3h, trois individus ont été repérés devant une agence à Saint-Symphorien-sur-Coise. Une Mercedes blanche apparaît également sur les images de vidéosurveillance, rapporte le Progrès.
Cette fois, les malfaiteurs seraient parvenus à emporter un distributeur automatique de billets (DAB) avant de prendre la fuite. L'appareil aurait ensuite été retrouvé abandonné à Soucieu-en-Jarrest, à une vingtaine de kilomètres.
Les similitudes entre les deux attaques orientent vers la possibilité qu'une même équipe soit impliquée, sans que cela puisse être affirmé à ce stade.
Le matériel volé dans les casernes utilisé ?
Ces attaques interviennent dans un contexte particulier. Depuis le début du mois d’août, une série de cambriolages a visé des casernes de sapeurs-pompiers du Rhône et certains départements voisin. Du matériel portatif de désincarcération, normalement destiné à dégager par exemple les victimes d’accidents de la route ou à permettre l'ouverture d'accès lors d'interventions, a été dérobé.
À ce stade, rien ne permet toutefois d’affirmer que les équipements utilisés contre les distributeurs à Ampuis et Saint-Symphorien-sur-Coise proviennent de ces vols. Cette piste est néanmoins évoquée compte tenu du type de matériel qui aurait servi lors des attaques.
Un précédent récent avait déjà soulevé cette question à Lyon. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, le coffre-fort d’une station-service du 9e arrondissement avait été forcé. Du matériel de désincarcération avait ensuite été découvert dans le Porsche Cayenne volé utilisé par les auteurs.