Dans un communiqué commun, des enseignants et personnels d’éducation des collèges Frédéric-Mistral de Feyzin et Jacques-Prévert de Saint-Symphorien-d’Ozon font part de leur "vive émotion" et de leur "profonde indignation collective" après la relaxe d’un parent d’élève.
L’homme avait comparu le 15 septembre devant le tribunal correctionnel de Lyon après des propos tenus à l’encontre d’un professeur d’EPS du collège de Feyzin. Selon les éléments rapportés sur cette affaire, le père avait notamment déclaré : "C’est comme cela qu’on fait des Samuel Paty", dans un contexte de désaccord autour d’une heure de colle infligée à son fils.
Dans leur communiqué, les personnels des deux établissements rappellent que le tribunal a qualifié les propos d’"inadmissibles", tout en prononçant la relaxe du prévenu. Une issue qui suscite chez eux "une immense incompréhension".
Les personnels réclament une "protection réelle"
La communauté éducative estime que cette décision "résonne comme un signal alarmant et renforce un sentiment de vulnérabilité déjà critique". Elle considère également qu’associer le nom de Samuel Paty, professeur assassiné en 2020, à une contestation liée à l'enseignement ne doit pas être banalisé.
Les personnels disent ainsi refuser de "céder à l’intimidation" dans un contexte qu’ils décrivent comme marqué par la multiplication des agressions verbales et des contestations de l’autorité pédagogique.
Au-delà de leur soutien au professeur concerné, les signataires réclament une réponse plus ferme face aux menaces visant les agents de l’Éducation nationale. Ils demandent notamment une "protection réelle" et souhaitent que la protection fonctionnelle soit déployée "systématiquement et sans délai" pour les personnels menacés.
Ils défendent également le maintien du dialogue avec les familles, tout en estimant que celui-ci ne peut s’exercer que dans le respect de "la dignité et de la sécurité des personnels."
La communauté éducative de Feyzin et Saint-Symphorien-d’Ozon affirme enfin vouloir continuer à "faire bloc" pour défendre la liberté d’enseigner, la laïcité et les valeurs de la République.
C’est le prix de la collaboration. Fallait pas faire les gauchos, et c’est maintenat trop tard.
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