Lyon : après des dégradations au lycée Édouard-Herriot, la Région annonce le dépôt d’une plainte

Lyon : après des dégradations au lycée Édouard-Herriot, la Région annonce le dépôt d’une plainte
Lyon Mag

Après des dégradations au lycée Édouard-Herriot, dans le 6ᵉ arrondissement de Lyon, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, et le préfet délégué Antoine Guérin se sont rendus sur place ce vendredi.

Tous deux condamnent les violences et annoncent des poursuites contre les auteurs.

La porte d’entrée coulissante du lycée Édouard-Herriot est fissurée, tout comme une fenêtre dans une salle de classe. Selon le préfet délégué Antoine Guérin, un projectile pyrotechnique a été lancé dans l’établissement alors que la porte était ouverte. Un incident qui a fait 4 blessés au sein de la communauté éducative.

Face à ces dégradations, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé le dépôt d’une plainte ce vendredi 9 octobre. “Nous allons tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs et faire en sorte qu’ils répondent de leurs actes devant la justice”, a déclaré Fabrice Pannekoucke. La collectivité s’appuie notamment sur les images de vidéosurveillance, les vidéos transmises par des témoins et les contenus diffusés sur les réseaux sociaux pour retrouver les responsables.

“On ne peut pas confondre les deux mouvements”

Le président de la Région distingue les revendications exprimées par les jeunes des violences commises en marge des mobilisations. “Il faut entendre les jeunes, mais on ne peut pas confondre des revendications légitimes avec ceux qui viennent pour casser et s’en prendre aux personnes et aux biens”, explique-t-il.

Fabrice Pannekoucke condamne fermement les dégradations dans les établissements scolaires. “On ne peut pas avoir des actes de violence, un déchaînement de haine, de surcroît dans les établissements scolaires”, insiste-t-il. Il rappelle également que les réparations sont financées par l’argent public et estime que les responsables doivent répondre de leurs actes.

À l’échelle régionale, le coût des dégâts et des interventions liées aux mobilisations est estimé entre 25 et 30 millions d’euros. Au lycée Édouard-Herriot, près de deux millions d’euros de travaux sont actuellement en cours, notamment pour l’étanchéité de la toiture et l’amélioration du bâtiment.

Le préfet appelle à des manifestations pacifiques

De son côté, Antoine Guérin a condamné les violences et assure que les forces de l’ordre continueront d’intervenir contre leurs auteurs. Depuis le début du mouvement, plus de 200 personnes ont été interpellées et 44 policiers et gendarmes ont été blessés, selon le préfet délégué.

Il rappelle que les forces de l’ordre ont pour mission de permettre les rassemblements pacifiques, de protéger les manifestants et d’interpeller les personnes responsables de violences. Au lycée Édouard-Herriot, elles sont intervenues après le lancement du projectile.

Les services de l’État, l’Éducation nationale et la Région doivent également travailler ensemble pour sécuriser les entrées des établissements et favoriser une reprise progressive des cours. “Les élèves ont le droit d’entrer dans leur établissement et de manifester pacifiquement”, souligne Antoine Guérin.

Un mouvement difficile à canaliser

Pour le proviseur du lycée Édouard-Herriot, le mouvement reste complexe à appréhender. Il décrit une mobilisation dont les formes changent d’un jour à l’autre et souligne les inquiétudes des jeunes face à leur avenir. “Les jeunes ont peur du présent et du futur”, explique-t-il, estimant qu’un travail devra être mené avec eux une fois les tensions retombées.

Le chef d’établissement évoque également une ampleur et un degré de mobilisation “jamais connus jusque-là”. Le lycée accueille des élèves venus de différents territoires et milieux sociaux. Une mixité qu’il considère comme une force et qui, selon lui, fonctionne bien au regard des résultats de l’établissement.

1 commentaire
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Solidarité 69 le 09/10/2026 à 19:10

Nicolas, t'es là ?

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