La députée Sandrine Runel invitée par la Banque Alimentaire à aider à sa collecte annuelle

La députée Sandrine Runel invitée par la Banque Alimentaire à aider à sa collecte annuelle

C'est la saison de la collecte pour la Banque Alimentaire.

Chaque année, tous les bénévoles – en plus des renforts – sont mobilisés par l'association au niveau national pour proposer aux clients des supermarchés d'ajouter à leurs propres courses des produits pour la Banque Alimentaire : huiles, conserves, couches, savon, pâtes... beaucoup de pâtes.

En tout, la Banque Alimentaire Rhône espère récupérer 50 tonnes de marchandises qu'elle redistribuera ensuite à des associations de lutte contre la grande précarité.

Dans ce Franprix de la rue Boileau du 6e arrondissement de Lyon, c'est une petite équipe qui s'affaire. La députée de la circonscription, Sandrine Runel, Marie-Jeanne (la trésorière de la Banque Alimentaire), Capucine (de l'association lyonnaise Le Mas qui aide les personnes en grande précarité) et un bon nombre de bénévoles s'activent pour distribuer la liste des produits aux clients qui viennent faire leurs courses, puis pour récupérer les achats des plus généreux. Et ils sont nombreux.

L'exiguïté des locaux nécessite donc une organisation sans faille pour stocker les dons avant leur ramassage par les camions de la Banque Alimentaire. Sandrine Runel distribue les petites listes, prépare avec entrain les cartons de stockage que Marie-Jeanne et Capucine remplissent par catégorie.

N'oubliant pas son métier premier, la députée parsème son travail de discussions expresses avec les habitants qui la reconnaissent, que le sujet soit la situation dans les lycées ou l'union de la gauche. Elle n'oublie pas de glisser à Marie-Jeanne qu'elle a réussi à faire passer la subvention de la Ville de Lyon de 40 000 à 50 000 euros du temps où elle était adjointe aux solidarités, et remercie chaleureusement les donateurs qui extraient les dons de leur caddie pour la Banque Alimentaire.

Au final, l'activité de la Banque Alimentaire permet aux associations comme la Croix-Rouge, Notre-Dame des Sans-Abri ou l'Armée du Salut de bénéficier, pour quelques centimes d'euro par kilo, de ces produits récoltés. La Banque Alimentaire du Rhône, c'est 23 salariés et 140 bénévoles officiels ("mais plutôt 50 mobilisables à coup sûr", estime Marie-Jeanne, la trésorière, experte-comptable à la retraite qui prépare les comptes pour les faire certifier par un commissaire aux comptes). Au total, dans le Rhône, le budget annuel de l'association s'élève à 2 millions d'euros.

C'est aussi un centre de stockage à Décines, des plaidoyers permanents auprès des pouvoirs publics pour éviter que les subventions ne baissent trop, et surtout une gestion au cordeau des "ramasses". C'est ainsi que l'on désigne la tournée des six camions de l'association qui récupèrent les invendus de produits frais (fruits et légumes) des supermarchés partenaires.

Une activité comme la ramasse coûte cher et demande des moyens humains importants. Sans le soutien financier de mécènes comme le Crédit Mutuel, les associations que fournit la Banque Alimentaire n'auraient pas de produits frais à distribuer. Une distribution assortie parfois de conseils : "On a une équipe qui apprend aux personnes qui ne savent pas – pour des raisons d'habitudes culturelles – comment cuisiner les endives, à cuisiner les endives", explique en souriant Marie-Jeanne.

La collecte se poursuit ce samedi 7 novembre.

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