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Laurent Duc - LyonMag

La Fête des Lumières, “presque une semaine à plein tarif” pour les hôteliers lyonnais

Laurent Duc - LyonMag

Laurent Duc, président de la chambre hôtelière et touristique du Rhône était l’invité ce vendredi de Jazz Radio pour l’émission Ça Jazz à Lyon, proposée en partenariat avec LyonMag.

La Fête des Lumières a débuté jeudi soir. Et jusqu’à dimanche, quatre millions de personnes sont attendues à Lyon pour l’événement. Une période propice pour les hôteliers comme le reconnaît Laurent Duc : "Les hôtels et lieux d’hébergement sont pris d’assaut le 8 au soir. Jeudi soir, certains établissements avaient encore de la place. Ce soir également. Mais le 8 sera le jour où tous les hôtels seront complets."

Le remplissage dépend-il du jour où tombe le 8 décembre ?
"Oui, cette année le 8 décembre tombe un samedi. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Mais c’est vrai que si ca tombe un ou deux jours avant, on a un pic de fréquentation qui dure jusqu’au week-end avec les gens qui viennent de l’extérieur."

La Fête des Lumières, un vrai jackpot pour l’hôtellerie lyonnaise ?
"On ne peut pas bâtir le compte d’exploitation d’un hôtel sur 4 jours dans une année. Il en reste 361. Mais c’est presque rajouter une semaine de travail à plein tarif donc ça rajoute une valeur certaine à notre compte d’exploitation annuel."

L’événement requiert-il un gros travail d’organisation en amont ?
"Non, je dois reconnaître que depuis de nombreuses années l’office du tourisme et la Ville ont fait de gros efforts pour le tourisme de week-end à Lyon. Et on est assez organisé dans la réception de ces touristes qui sont différents du touriste d’affaires. Ce sont des complets mais avec des exigences différentes, plus de couples qui requiert une gestion plus importante du nombre de personnes par chambres.
Les hôtels sont organisés et lissent leur personnel sur l’année. Tout le personnel est sur le pont mais c’est vrai qu’au lieu d’avoir une personne et demie ou deux par chambre, on en a deux. Donc ca veut dire plus de petits-déjeuners, plus de questions à la réception, plus de conseils et d’accompagnements."

Cette année, les marchands ambulants ont du batailler pour obtenir des emplacements en centre-ville. Du côté des restaurateurs, on regarde ça avec un œil méfiant.
"Il y a de la place pour tout le monde à partir du moment où on respecte les mêmes règles d’hygiène, de sécurité alimentaire et de fiscalité pour un vendeur ambulant ou un restaurateur.
On a eu des cas dans le passé. Je ne vais pas jeter opprobre parce qu’on est en plein milieu de la Fête des Lumières mais c’est vrai qu’il est plus difficile de respecter les règles sanitaires et alimentaires lorsqu’on déplace de la marchandise et qu’on la cuisine au milieu de la rue. Pour autant, la restauration a son lot de moutons noirs. Mais c’est déloyal parce que vous vous retrouvez avec des gens qui sont devant chez vous, qui font le même travail que vous et qui ont des charges différentes."


La Fête des Lumières occasionne t-elle des retombées au long terme ?
"C’est une vitrine dans les deux sens. Les gens qui viennent régulièrement à Lyon pour travailler profitent du 8 décembre pour revenir en famille. Et ceux qui viennent pour la première fois le 8 décembre découvrent que Lyon n’est pas la ville que l’on décrit avec son tunnel et ses autoroutes qui la contournent. Donc dans les hôtels on voit des gens qui sont venus pour le 8 décembre et qui reviennent par exemple pour une expo au Musée des Beaux-Arts et qui nous disent qu’ils sont revenus parce qu’ils avaient bien aimé la ville."



Tags : ça jazz à lyon | fete des lumieres |

Commentaires 2

Déposé le 08/12/2012 à 09h15  
Par citoyenne Citer

figue a écrit le 08/12/2012 à 07h48

Je m'étonne que les représentants de l'hôtellerie et du tourisme ne réagissent pas contre ceux qui s'opposent a la construction du grand stade pour l'euros 2016. Si le stade ne se fait pas il n'y aura pas d' euros 2016 a Lyon, pas de grands événements sportifs ou culturels etc, sans parler de l'image écornée de la vile de Lyon sur le plan touristique. Cela risque de se traduite par une baisse significative du chiffre d' affaire des hôteliers et restaurateurs. Mais il est vrai quant France on préfère agir une fois que la maladie est déclarée, plutôt que de traiter a titre préventif.

encore une éponge de plus qui se fait berner par la communication de AULAS et COLLOMB sur les présumées retombées d'un deuxième stade de LYON

http://www.anticor.org/2012/12/07/france-pays-corrompu/

dans ce lien VIDÉO À VISIONNER : « 28 mn » sur ARTE, pour le débat : « La France est-elle un pays corrompu ? ».

sujet concerné à partir de la 13e minute

Déposé le 08/12/2012 à 07h48   Depuis l'application iPhone Lyonmag  
Par figue Citer

Je m'étonne que les représentants de l'hôtellerie et du tourisme ne réagissent pas contre ceux qui s'opposent a la construction du grand stade pour l'euros 2016. Si le stade ne se fait pas il n'y aura pas d' euros 2016 a Lyon, pas de grands événements sportifs ou culturels etc, sans parler de l'image écornée de la vile de Lyon sur le plan touristique. Cela risque de se traduite par une baisse significative du chiffre d' affaire des hôteliers et restaurateurs. Mais il est vrai quant France on préfère agir une fois que la maladie est déclarée, plutôt que de traiter a titre préventif.

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