Municipales : participation en légère baisse à Lyon
A 19h, la mobilisation électorale était en léger retrait par rapport au premier tour, avec un taux de participation en baisse de 4 points. Soit 49% dans le 2e contre 53,5% au premier tour, 52% contre 56% dans le 4e et 50,2% contre 54% dans le 6e.
Perben absent
Après avoir réalisé un score particulièrement décevant au premier tour des élections municipales à Lyon (30%) Dominique Perben a été pratiquement absent au cours de la campagne du deuxième tour. Pas d’intervention dans les médias, ni de meeting alors que son site internet n’est plus mis à jour. D’ailleurs le candidat UMP qui avait tenu une brève conférence de presse au soir du premier tour s’était alors contenté de quelques banalités en expliquant qu’il ne quitterait pas Lyon où il avait débarqué au cours de l’été 2003 pour lancer sa candidature. II avait même précisé qu’il assumerait ses mandats de député et de conseiller général. Mais sans donner plus de précision. Depuis il s’est montré très discret. D’autant plus que certains membres de son équipe n’ont pas hésité à le mettre en cause. Notamment Denis Broliquier le maire du 2e, tête de liste UMP dans le 2e arrondissement qui a déclaré mardi que “la génération des Perben-Chabert est en train de passer”. La rumeur a même couru qu’il avait quitté Lyon mais certains de ses proches affirment que c’est faux et qu’il a participé à plusieurs réunions aux cotés des candidats dans le 4e et le 6e arrondissement. En tout cas ses proches annoncent qu’il prendra la parole après le deuxième tour pour faire part de ses intentions.
Les enjeux du deuxième tour
Les quatre grands enjeux du deuxième tour des élections municipales à Lyon. Avec une question : la vague Collomb va-t-elle submerger totalement la ville, l’agglomération et le département ?
Une vague rose dans l'agglomération ?
Pas de doute là encore, Gérard Collomb sera réélu président de la communauté urbaine qui regroupe les 57 communes de l’agglomération. Car un certain nombre de grandes villes de l’agglomération lyonnaise comme Villeurbanne ne peuvent pas basculer à droite. Certains maires de gauche ont même été réélus dès le premier tour notamment à Bron, Vénissieux ou Givors. De plus, après le premier tour, les jeux sont faits dans la plupart des communes où la droite ou la gauche ont imposé une dynamique de victoire pour le second tour. C'est le cas à Vaulx-en-Velin, Grigny et Rillieux-la-Pape pour la gauche, Saint-Genis-Laval pour le Modem et à Tassin ou Craponne pour la droite En revanche, le duel va être serré dans plusieurs communes : Ecully, Sainte-Foy, Corbas, Saint Fons et Saint Priest. Bataille fratricide tout d’abord à Ecully où s’affronte le maire sortant Yves-Marie Uhlrich (37,47% au premier tour) et son premier adjoint Régis Blanc (38,90%). Le premier ayant opté pour l’étiquette “majorité présidentielle”, le second pour l’étiquette UMP. La candidate socialiste avec 18,86% étant incapable de s’interposer. Duel plus traditionnel à Saint-Fons avec un affrontement droite-gauche. Un fief socialiste remporté en 2001 par le radical Michel Denis qui a réuni 45% des suffrages au premier tour face à la sénatrice PS Christiane Demontès (39,74%) qui a fusionné sa liste avec les Verts (6,5%). et qui a reçu le soutien du Modem (4,6%) mais aussi d’un candidat sans étiquette. Ce qui met le maire sortant en difficulté. Car il ne peut compter que sur les abstentionnistes.
Mercier en difficulté au conseil général ?
C’est aussi un des grands enjeux de ce deuxième tour à Lyon, car le département est aujourd’hui la dernière des quatre grandes institutions lyonnaises à rester aux mains de la droite qui les dirigeait toutes, il y a encore 7 ans. Alors qu’au terme du deuxième tour, le département pourrait basculer à gauche. D’ailleurs Gérard Collomb a lancé un appel aux centristes pour leur proposer une alternative à l’union UMP-UDF qui a permis à Michel Mercier d’être réélu président du conseil général. Le maire de Lyon a même suggéré que la gauche pourrait soutenir un candidat modéré issu de la mouvance UDF. En fait, au cours de cette élection, 27 cantons sur 54 étaient à renouveler. Alors que l’UMP en tenait 11, l’UDF-Modem 20, la gauche 23. Sept conseillers généraux ont été élus dès le premier tour. Et les jeux sont pratiquement faits dans 14 cantons. Avec notamment les quatre cantons lyonnais qui devraient basculer à gauche sans trop de problème car les candidats des Verts et du Modem ont appelé à voter pour le PS. Et les deux candidats communistes de Vénissieux sont assurés d’être élus. Alors que la majorité des cantons ruraux ancrés à droite ou au centre-droit ont été remportés dès le premier tour par l’UMP ou le Modem. Pas des surprise à attendre également à Décines où Jérôme Sturla devrait l’emporter avec le soutien des Verts et des centristes. Comme Jean-Paul Delorme le conseiller général UMP sortant de Sainte-Foy. En revanche, le duel va être assez serré dans q
Quelles grandes villes de la région vont basculer à gauche ?
Duels serrés dans plusieurs grandes villes de la région, traditionnellement ancrées à droite où soit la gauche a réussi un bon score au premier tour soit le centre vient semer la perturbation. A Valence, le socialiste Alain Maurice a fusionné avec la liste écologiste de Michèle Rivasi, ce qui devrait leur permettre de battre le député-maire UMP Patrick Labaune. Même schéma à Roanne, le député-UMP sortant Yves Nicollin a été distancé au premier tour avec 45,31% des voix contre 49,45% pour la jeune socialiste Laure Deroche alors que FN plafonne à 5,24%. Enfin à Grenoble, la gauche confirme également sa domination avec 43% au premier tour pour le maire socialiste sortant Michel Destot allié au Modem mais aussi plus de 15% à la liste Verte qui se maintient au second tour alors que le candidat sarkozyste Fabien de Sans Nicolas ne dépasse pas les 27%. A Villefranche, le socialiste Jérôme Saddier peut créer la surprise même s’il a été distancé au premier tour par les deux adversaires de droite, le député UMP Bernard Perrut et le divers droite Pascal Ronzière qui a rejeté le soutien du FN. Enfin, à Saint-Etienne, le socialiste Maurice Vincent a réalisé un bon score (34,5%) à seulement 2,4 points du maire sortant UMP, Michel Thiollière. Mais il n’a pas réussi à conclure une alliance avec le Modem Gilles Artigues (23%). Du coup, ce sera difficile pour Vincent qui compte sur le soutien des écologistes et de l’extrême-gauche.
Collomb à Marseille
Le maire de Lyon est allé hier jeudi à Marseille pour soutenir le candidat socialiste Jean-Noël Guérini, face à l’UMP Jean-Claude Gaudin.
Collomb à Marseille
Gérard Collomb était hier jeudi à Marseille pour soutenir le candidat socialiste Jean-Noël Guérini, face à l’UMP Jean-Claude Gaudin.
Thierry Philip, le vainqueur de Perben
A 58 ans, ce cancérologue réputé a balayé le candidat UMP dans le 3e arrondissement.
Le FN boycotte Perben
"Pas une voix aux listes Perben". C'est le titre du communiqué de presse envoyé par le Front national trois jours avant le second tour des municipales. "Hormis la compétition politicienne, rien ne distingue le projet de société de Dominique Perben de celui de Gérard Collomb" poursuit ce communiqué, en critiquant notamment le "même consentement à la décadence" et la "même persécution imbécile des automobilistes". Bref, l'objectif du FN est de faire perdre Perben dans les trois derniers arrondissements encore gagnables par l'UMP : les 2e, 4e et 6e. Reste qu'avec son faible score au premier tour des municipales (4,15% contre 6,95% en 2001), pas sûr que cet appel du FN soit très efficace. "Le petit bonhomme n'est pas mort" tranche Bruno Gollnisch, le numéro 3 du FN, en expliquant les raisons de cette déroute : "Notre candidat, le Dr Edgar Morin, a fait un bon score compte tenu du peu de temps qu'il a eu pour faire campagne, après mon retrait suite à mes problèmes de santé l'été dernier. Puis au retrait de Christophe Boudot pour des raisons professionnelles". Et le candidat du FN en 2001 à Lyon d'ajouter : "Et aux cantonales, on a progressé par rapport aux législatives. En gagnant plusieurs points sur les cantons d'Amplepluis, de Bron, de Lyon..."
Ceux qui ont tué la droite lyonnaise
Comment la droite lyonnaise risque-t-elle de tout perdre alors qu’elle était encore toute puissante à Lyon dans les années 80 et 90 ? Les quatre coupables.
Conseil général Tout est possible
La gauche devrait maintenir ses positions voire les renforcer au conseil général. Avec une hypothèse basse où elle garderait 23 sièges comme aujourd'hui si le PS se contente de gagner un canton supplémentaire à Lyon tout en perdant celui de Condrieu.
Villefranche : le PS Jérôme Saddier croit en ses chances
“Pour gagner au second tour, il me faut 800 voix de plus qu’au premier. Vu qu’il y a eu 8 000 abstentionnistes, la victoire est à notre portée !”, a déclaré à lyonmag.com Jérôme Saddier, candidat de la gauche à Villefranche-sur-Saône. Ce jeune candidat espère bien profiter des divisions de la droite qui s’affronte depuis les élections municipales de 2001. Au 1er tour, il a recueilli un peu moins de 30% des voix contre 33,5% au divers droite Pascal Ronzière et 37,3 % au député UMP Bernard Perrut. Selon Jérôme Saddier, l’abstention a été beaucoup plus forte dans les quartiers populaires car la primaire Ronzière-Perrut a mobilisé les électeurs à droite. Avec une configuration assez originale cette année. En effet, Pascal Ronzière, conseiller régional divers droite, a recueilli le soutien du maire centriste sortant Jean-Jacques Pignard. Or, Ronzière passait pour être très à droite car il a été un proche de Charles Millon dont il a soutenu sans état d’âme la réélection avec les voix du FN à la présidence du conseil régional en 1998 avant de prendre récemment ses distances. D’ailleurs, le FN Jean-Pierre Barbier a apporté son soutien à Ronzière même si celui-ci n’a rien demandé. Reste à savoir si ce soutien empoisonné pourrait entraîner au second tour un déplacement des voix centristes de Pascal Ronzière vers Jérôme Saddier.
Saint-Priest : les Verts ne soutiennent pas Martine David
Véronique Moreira, la tête de listes des Verts, a refusé d’apporter son soutien à la maire sortante de Saint-Priest. Les écologistes avaient pourtant recueilli 6,35% des voix au 1er tour. Véronique Moreira estime que Martine David n’était pas prête à lui donner la place que les Verts méritent, notamment une place d’élue à la Communauté urbaine. Alors que Martine David, qui a réalisé un score de 44,44% des voix au second tour, semble persuadée qu’elle peut gagner seule face à son adversaire UMP Philippe Meunier. Elle n’a pas non plus obtenu le soutien d’Habid Darwich, qui se présentait au nom du Modem ni de son ancien adjoint Nasser Kairouani, qui présentait une liste divers gauche. Même schéma à Rillieux-la-Pape où le maire sortant Renaud Gauquelin a refusé toute négociation de fusion avec Yves Durieux, son ex-adjoint Verts à l’urbanisme. Mais celui-ci n’y était pas forcément prêt car les deux hommes se sont heurtés sur plusieurs dossiers au cours de ce mandat. Cela ne devrait pas empêcher Gauquelin d’être réélu puisqu’il était déjà à 46,27% au 1er tour contre 31,64% à son adversaire Jean-François Debiol gêné pendant sa campagne par des problèmes de santé et 7,59% aux Verts. En revanche, à Saint-Fons, Serge Perrin a accepté de fusionner avec Christiane Demontès qui a, elle, promis de donner aux Verts un poste de conseiller communautaire si elle était élue. Mais le résultat du second tour devrait être très serré car le maire sortant Michel Denis a bien résisté avec 45,07% des voix au second tour contre 39,74% à son
Second tour des cantonales : une situation confuse
Michel Mercier, le président du conseil général, a tenté de négocier discrètement avec l’UMP comme avec le PS depuis l'annonce des résultats du 1er tour des cantonales dimanche soir. Mais ces deux partis n’ayant pas obtenu d’engagement clair de sa part sur d’éventuels désistements réciproques, ils ont donné consigne à leurs candidats de déposer leurs candidatures avant la date limite de dépôt fixée à ce soir. Du coup, la situation semble assez confuse. Dans le canton d’Ecully, la centriste Michel Vullien, maire de Dardilly, en difficulté face à l’UMP Eric Poncet, a reçu le soutien du candidat socialiste François Everat, qui a recueilli 13% des voix au 1er tour. Du coup, cette élue pourrait sauver son siège même si cela s’annonce serré. “Mais ce soutien ne rentre pas dans un accord global PS-Modem. On avait envisagé de soutenir Michèle Vullien depuis longtemps car au PS, on apprécie cette élue”, a déclaré à lyonmag.com François Everat qui dénonce au contraire “l’inaction et l’inefficacité d’Eric Poncet comme adjoint à la qualité de vie à la mairie Ecully”. Mais Michèle Vullien ne souhaite pas faire de commentaire sur ce soutien. "C'est très bien mais les voix des électeurs n'appartiennent à aucun parti. Si des électeurs UMP veulent aussi voter pour moi, je suis d'accord. Car mon adversaire a multiplié les mensonges dans cette campagne." D’ailleurs, dans le canton de Tassin, le candidat du PS Maurice Guibert n’a aucune nouvelle du candidat Modem Jean-Baptiste Rio. “Je l’ai contacté
Gelas sur la touche
Tête de liste dans le 2ème arrondissement de Lyon, Nadine Gelas pourrait être victime de ses mauvais résultats au premier tour des municipales.
Collomb propose une alliance au Modem
Après sa victoire aux municipales, le maire de Lyon joue à fond la carte du centre. En affirmant qu’il était prêt à un accord aux municipales avec le Modem. Mais également aux cantonales.
Municipales : tous les résultats du premier tour
Retrouvez tous les résultats à Lyon, mais aussi dans le Rhône.
Collomb vise le grand chelem
Après avoir gagné 6 arrondissements sur 9 dès le 1er tour, Gérard Collomb espère remporter les trois derniers au second tour. Y compris les 2e et 6e très ancrés à droite.







