Et si la très courte victoire de Grégory Doucet aux élections municipales à Lyon reposait aussi sur son choix très personnel de fusionner sa liste avec celle d'Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) après le premier tour ? Ce dimanche 22 mars, le maire écologiste a été réélu avec 50,67% des voix, devant Jean-Michel Aulas (49,33%).
Pourtant, sur le papier, Grégory Doucet semblait être le grand favori du second tour, puisque de nombreuses listes de gauche ayant échoué à se maintenir allaient lui offrir leurs voix.
Or, entre le premier et le second tour, l'édile sortant a gagné 28 384 voix, pour un réservoir théorique de gauche (de Georges Képénékian au NPA et à LO ndlr) de 38 366 voix. Soit un taux de captation de moins de 75%. Il y a donc eu une fuite d'environ 10 000 électeurs, qui sont soit restés chez eux, soit ont voté pour Jean-Michel Aulas.
Car l'ancien président de l'OL a lui gagné 26 806 voix entre le 15 et le 22 mars, pour un réservoir naturel de 14 451 voix, celles des électeurs du candidat UDR-RN Alexandre Dupalais. En partant du principe que ces derniers ont tous voté pour Jean-Michel Aulas au second tour, il y a encore 12 355 voix supplémentaires obtenues dont l'origine doit être déterminée.
Il peut évidemment s'agir de personnes restées muettes au premier tour, puisque la participation a augmenté au second (+2383 votes). Un impact limité qui ne suffit pas à expliquer les gains.
Il est logique de penser que l'électorat de gauche modérée de Georges Képénékian et de Nathalie Perrin-Gilbert a pu se tourner vers lui en partie, voire même des fidèles de Grégory Doucet échaudés par la "fusion technique" avec les insoumis.
Il y a donc eu circulation d'électeurs entre les deux camps, ce qui arrive généralement rarement pour une élection dans une ville d'une telle taille, aux enjeux et programmes bien définis et souvent très opposés.
Grégory Doucet aurait-il gagné plus largement en refusant l'union avec LFI, obligeant Anaïs Belouassa-Cherifi à choisir entre le retrait de sa liste comme Sébastien Delogu à Marseille ou le maintien pour un score famélique comme Sophia Chikirou à Paris ?
Bien mal acquis ne profite jamais met toi bien ça
Signaler RépondreC'est peut être vrai, sauf que nous l'aurons comme Maire de Lyon lors de ces 7 longues prochaines années.
Signaler RépondreHeureusement que la nouvelle majorité de la métropole de Lyon cantonnera ses projets pour les rendre plus réalistes et utiles aux habitants : cela permettra peut être d'adoucir le mandat à venir.
Le temps va paraître long au élécteusr.trices. NB La métropole gagnée par Aulas/Sarselli a un budget 4 fois celui de la ville x 6 ans !
Signaler RépondreEn trahissant Bernard avec LFI et Levy ,Doucet a pu acheter sa place in extremis.
Signaler RépondreIl est devenu le mal élu, l illégitime, l imposteur.
Le temps va lui paraître long.
Malgré que l'extrême gauche reste au pouvoir à lyon, j'ai vraiment un sentiment de renouveau aujourd'hui avec le résultat aux métropolitaines. Je me sens comme sorti d'un long calvaire. On va enfin pouvoir respirer. Il était temps !
Signaler RépondreMerci pour cet article, parfaitement motivé. Les alliances PS/EELV avec LFI ont quasiment toutes échouées en France sauf à Lyon...où elle a gagné sur le fil du rasoir, finalement dans le même mouvement, la même tendance.
Signaler RépondreDoucet aurait gagné plus facilement la triangulaire prévue. Pourquoi cette "alliance technique" : Mystère !...Cela s'est sans doute passé à l'étage du dessus, entre le Conducator et la Mégabécassine.
Mais cela est positif, et contribue à la démonstration que le "tout sauf LFI" marche pour la gauche !
Lyon n’est pas une ville des extrêmes. Monsieur Doucet va payer cher son erreur!!! À commencer par la perte de la métropole !
Signaler RépondreIl devrait avoir le triomphe modeste.
Signaler RépondreD'une part le report des voix ne s'est pas parfaitement effectué en raison de son alliance avec LFI et d'autre un écart aussi faible face à un adversaire qui a complètement loupé sa campagne incité à un peu de modestie et de réflexion... mais en est il capable.
Face à un candidat aguerri ou mieux conseillé, Doucet aurait été laminé comme son ami Bernard...
Mon pauvre pays part en cacahuètes !
Signaler Répondre