Ce mardi 31 mars, Grégory Doucet avait convoqué la presse à 10h30 au poste de police municipale du 1er arrondissement de Lyon. Fraîchement réélu quelques jours auparavant lors du conseil municipal extraordinaire, l'écologiste souhaitait ainsi mettre la sécurité en avant pour son début de nouveau mandat à l'occasion de son premier déplacement.
Mais c'est avec un léger retard qu'il s'est présenté face aux journalistes. Car selon nos informations, Grégory Doucet a été retenu par la visite impromptue de trois policiers à l'Hôtel de Ville à 10h. Ces derniers se sont frayés un chemin jusqu'aux bureaux du cabinet et du maire dans la façade est du bâtiment donnant sur la place de la Comédie.
Le premier magistrat lyonnais les a reçus, et a été vraisemblablement notifié car l'un des fonctionnaires était porteur de documents.
S'agit-il d'un nouvel épisode de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Lyon dans laquelle Grégory Doucet a été déjà entendu dans le cadre d'une garde à vue il y a près d'un an, le 9 avril 2025 ? L'édile est-il convoqué à nouveau pour s'expliquer sur de nouveaux éléments ? A-t-il été fixé sur son sort ?
Interrogé sur son pouvoir de bouleverser la campagne des municipales, le procureur de la République Thierry Dran nous avait indiqué à l'automne dernier que "la loi est la même pour tous. (...) Notre légitimité, c'est appliquer la loi".
Sollicité à ce sujet, l'avocat de Grégory Doucet dans cette affaire, Me Didier Seban, ne nous a pas répondu avant publication. Le parquet de Lyon non plus.
Pour rappel, cette enquête pour détournement de fonds publics, ouverte suite à un rapport et un signalement de la Chambre régionale des comptes, concerne 24 chargés de mission de la Ville de Lyon, soupçonnés d'être non pas des agents administratifs mais bien des collaborateurs politiques au service des élus et de leur image. Certains auraient ainsi suivi des adjoints dans des déplacements pour les mettre en avant sur les réseaux sociaux.
Un système présumé débuté sous Gérard Collomb, et qui aurait perduré lors des mandatures de Georges Képénékian et Grégory Doucet. Ce dernier, à la sortie de sa garde à vue l'an dernier, avait expliqué avoir contesté les soupçons émis par les juges financiers : "Nous défendons que ces emplois (de chargés de mission ndlr) sont bien des agents administratifs. Parce qu'ils travaillent au service de la collectivité, des Lyonnais. Ce sont de vrais emplois, avec de vraies personnes qui bossent quotidiennement".
on peut regretter que l’ex futur maire de Lyon ait été battu de si peu par le futur ex maire mis en examen
Signaler RépondreNe serait ce pas plutôt pour son rôle actif dans le recel de données des images de la vidéosurveillance de la ville que les policiers le convoquent ?
Signaler RépondreArnault va bientôt suivre maintenant que la justice leur a laissé le temps nécessaire d'effacer leurs méfaits.
A-t-on l'identité des Chargés de Mission litigieux ?
Signaler RépondreEncore un qui ne sait pas faire la différence entre la police nationale et la police municipale.
Signaler RépondreLe naufrage de ce pays est bien réel .....
Beaucoup de vraies personnes ont de vrais emplois et travaillent quotidiennement, c'est indéniable et ce n'est pas qu'à l'hôtel de ville !
Signaler RépondreLa vraie question que pose le procureur est "qui paye" et pour quelle mission ? Si la rémunération de cette équipe est supportée par les lyonnais au profit d'un appareil politique et non pas pour l'intérêt de Lyon, alors se pose donc la légalité de cette pratique qui ressemblerait étrangement à un détournement de fonds publics.
En clair : les lyonnais devraient payer via leurs impôts pour les services que rend la municipalité et non pas en vue d'objectifs politiques portés par des tiers...
Visiblement la réponse n'est pas si évidente que cela !
Entre les frais de conseils et les frais d’études, je pense que l’addition est salée ! Encore, je ne parle pas des associations bidons censées s’occuper des migrants !!! Ces mêmes associations qui prodiguent des conseils pour … toucher des aides à gogo !!!
Signaler Répondrecomme raphael arnault qui reapparait miraculeusement APRES les elections en chantant sur l air des lampions :"jeu vè travayé"!!
Signaler RépondreIl est quasi en situation d’arrestation! Pas rancunier , il se rend 1/2 heure plus tard au commissariat pour faire l’éloge des mêmes policiers qui venaient l’arrêter ! Y’a pas un problème de communication ?
Signaler RépondreLa mise en examen ? Si c'est le cas, il est scandaleux qu'elle n'ait pas été prononcée AVANT les élections !
Signaler RépondrePossiblement les premières démissions d'agents de police municipale qui ne veulent pas bosser pour un soumis LFI (pour qui la Police tue).
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