Lyon s’impose, une nouvelle fois, comme un carrefour mondial de la santé. À l’occasion du sommet One Health qui se termine ce mardi 7 avril avec la venue d'Emmanuel Macron, une coalition de plus de vingt organisations internationales a annoncé la création d’un Pacte mondial pour l’accès aux diagnostics, destiné à renforcer la détection et la gestion des menaces sanitaires.
À l’origine de cette initiative, un constat partagé : les systèmes de santé peinent à suivre l’évolution de risques de plus en plus imbriqués. Changement climatique, propagation accrue de maladies animales transmissibles à l’homme, résistance aux antimicrobiens… autant de phénomènes qui compliquent la surveillance et ralentissent les diagnostics.
Dans de nombreuses régions du monde, les capacités à identifier rapidement les agents pathogènes restent limitées, ce qui entraîne des retards de traitement et une réponse insuffisante face aux épidémies.
Un pacte pour structurer la réponse mondiale
Face à ces enjeux, les partenaires entendent coordonner leurs actions à l’échelle internationale.
Le pacte repose sur plusieurs priorités, dont l’amélioration de l’accès à des outils de diagnostic fiables et abordables, le renforcement de l’utilisation appropriée des antibiotiques, le développement de la recherche et de l’innovation et une meilleure intégration des diagnostics dans les systèmes de santé. Il doit permettre de détecter plus tôt les menaces sanitaires et améliorer la qualité des réponses médicales.
Les signataires représentent des dizaines de milliers de professionnels de la santé, issus de plus de 130 pays. Parmi eux figurent notamment des organisations de référence comme bioMérieux, Roche Diagnostics ou encore l’American Society for Microbiology.
En accueillant ce sommet et l’annonce de ce pacte, Lyon confirme son rôle de place forte de la santé mondiale, à la croisée des acteurs publics, scientifiques et industriels.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte international où la préparation aux crises sanitaires devient une priorité, notamment dans les discussions du G7.