Si la grève totale engagée en avril a pris fin, les avocats lyonnais annoncent une nouvelle journée d'action ce lundi 29 juin, alors que le texte doit être examiné et voté "dans les prochains jours" par l'Assemblée nationale.
Dans un communiqué, le Barreau explique que cette mobilisation prend désormais "la forme de journées d'action ciblées, mais également d'un travail d'information et de pédagogie auprès des parlementaires et du grand public afin d'alerter sur les conséquences de cette réforme pour la justice pénale."
À l'occasion de cette journée "Justice morte", les avocats "solliciteront le renvoi systématique des audiences et suspendront les désignations devant l'ensemble des juridictions, à l'exception des contentieux des libertés". Un communiqué sera lu à l'ouverture des audiences, tandis que "les activités de conseil et les consultations juridiques gratuites seront suspendues pour la journée."
Le Barreau affirme vouloir "alerter sur les conséquences du projet de loi", qu'il considère comme portant "atteinte aux droits de la défense, à l'équilibre du procès pénal et, plus largement, aux garanties fondamentales des justiciables."
Un rassemblement public est également prévu de 12h15 à 14 heures devant le Palais de Justice, rue Servient, dans le 3e arrondissement de Lyon. Les associations de victimes ainsi que les parlementaires et élus rencontrés ces derniers mois autour de cette réforme y sont conviés.
Le Barreau souhaite ainsi "rendre accessibles au plus grand nombre les enjeux juridiques, démocratiques et sociétaux soulevés par ce projet de loi", qui prévoit notamment "l'instauration d'une procédure inspirée du 'plaider coupable'" pour certains procès criminels, "le plafonnement de la peine à deux tiers du maximum encouru en cas de reconnaissance des faits" ainsi qu'"une remise en cause des principes fondamentaux du procès criminel."
Le bâtonnier de Lyon, Hubert Mortemard de Boisse, conclut : "Informer, accompagner et défendre restent au cœur de notre engagement. Nous refusons qu'au nom d'un manque de moyens, la qualité de la justice pénale soit dégradée. La justice est une mission fondamentale de l'État : en affaiblir les garanties aujourd'hui, c'est prendre le risque de fragiliser l'ensemble des procédures demain."
Tout va bien. Pourquoi changer ce qui fonctionne bien ?
Signaler RépondreEt la liberté des juges ?
Si l'état (enfin nous) mettait de l'argent pour améliorer leurs salaires ?
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Et si on réformait l'aide juridictionnelle ?
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