Le recours contre les élections municipales de Vénissieux pourrait-il être fragilisé avant même l’examen de l’ensemble des griefs ? D’après nos informations, les parties ont été informées que le jugement était susceptible de reposer sur deux moyens d’irrecevabilité relevés d’office.
Dans le courrier du rapporteur dont nous avons pris connaissance, il est indiqué que les conclusions visant à faire annuler le premier tour du 15 mars 2026 pourraient être écartées en raison de leur caractère tardif.
Le document évoque également "l’irrecevabilité des conclusions des protestataires tendant à ce que le tribunal prononce l’inéligibilité de plusieurs électeurs non candidats", au motif que "le code électoral ne le prévoit pas".
Ces observations ne constituent toutefois pas encore le jugement définitif. Elles portent sur la recevabilité de certaines demandes et ne permettent pas, à ce stade, d’affirmer que l’ensemble du recours sera rejeté.
Une décision attendue à la mi-septembre
Pour rappel, le recours avait été déposé le 1er avril par Serge Truscello, directeur de campagne de l’ancienne maire communiste Michèle Picard, après la victoire d’Idir Boumertit, candidat de La France insoumise. L’écart entre les deux candidats était de 25 voix.
En juillet, Michèle Picard et son avocat avaient notamment mis en avant des soupçons d’irrégularités dans des inscriptions sur les listes électorales, en évoquant des documents présumés falsifiés.
La décision du tribunal administratif est attendue à la mi-septembre. Si les conclusions du rapporteur sont suivies, elles pourraient réduire la portée du recours et éloigner la perspective d’un nouveau scrutin à Vénissieux. Il faudra néanmoins attendre le jugement pour connaître précisément le sort réservé aux différentes demandes.
Communistes ou LFI c'est comme choisir entre la peste et le choléra.
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