Plus de 5 300 paires de chaussures pour symboliser les victimes des mines antipersonnel.
Handicap International a dressé, vendredi et samedi à Villeurbanne, sa Pyramide de chaussures, rendez-vous historique de l’association. Au total, 5 318 paires ont été rassemblées au cours des deux journées, avec l’appui d’une centaine de bénévoles.
Cette 32e édition avait une dimension particulière : il s’agissait de la première organisée à Villeurbanne.
Les fondateurs de Handicap International réunis
Pour la première fois depuis la création de l’association, plusieurs cofondateurs et cofondatrices de Handicap International se sont retrouvés autour de Gniep Smoeun, survivante d’un accident par mine et l’une des premières personnes appareillées par l’organisation.
Pendant près d’une heure, ils ont témoigné des conséquences provoquées par ces armes et lancé un nouvel appel : "Ne laissons pas revenir ces armes barbares, n’oublions pas leurs victimes".
Handicap International alerte sur un "tournant sans précédent"
L’association dit s’inquiéter d’un contexte qu’elle juge particulièrement préoccupant. Elle cite notamment la hausse du nombre annuel de victimes, le retrait annoncé de cinq États du Traité d’Ottawa – la Pologne, la Finlande, la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie – ainsi que la relance de la production de mines en Europe.
Pour Handicap International, ces évolutions traduisent une "nouvelle normalisation" d’armes que l’on pensait progressivement reléguées au passé.