"La lutte continue à Lyon" : une nouvelle manifestation interdite ce mardi, la préfecture redoute des violences

"La lutte continue à Lyon" : une nouvelle manifestation interdite ce mardi, la préfecture redoute des violences

Les interdictions se poursuivent à Lyon.

Après les violences qui ont marqué les journées de mobilisation des 17 et 24 octobre, la préfecture du Rhône a pris un nouvel arrêté, ce lundi 26 octobre, pour empêcher la tenue d'une manifestation prévue le lendemain.

Un appel à se rassembler circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, notamment Telegram et Instagram, sous les slogans "La lutte continue à Lyon" et "La mobilisation continue !."

Le rendez-vous était fixé ce mardi 27 octobre à 14h devant l'Hôtel de Région, dans le quartier de Confluence (Lyon 2e), avant un cortège annoncé en direction de la place Jean-Macé (Lyon 7e).

Une manifestation sans "organisateur identifié"

Pour justifier cette nouvelle interdiction, les services de l'État pointent notamment l'absence de déclaration préalable et d'organisateur identifiable. "Aucune déclaration, aucun organisateur identifié, aucune modalité d'organisation, aucune possibilité de préparer un accompagnement", souligne la préfecture du Rhône, qui estime que ces circonstances présentent un risque de trouble à l'ordre public.

L'arrêté relève également que le visuel accompagnant cet appel représente un véhicule en flammes, ce qui, selon les autorités, laisse craindre la participation d'individus susceptibles de commettre des violences.

Les violences des 17 et 24 octobre dans le viseur

Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu. La préfecture rappelle les importantes dégradations et les pillages commis le 17 octobre dans la Presqu'île lyonnaise, notamment l'incendie de l'Office de tourisme place Bellecour.

Malgré l'interdiction des manifestations samedi dernier, près de 10 000 personnes s'étaient également mobilisées dans différents secteurs de Lyon, selon les autorités. Cette journée avait été marquée par de nouveaux affrontements, surtout à Jean-Macé et Saxe-Gambetta, ainsi que par le pillage de cinq commerces. Le bilan communiqué dans l'arrêté fait état de 36 interpellations et de 22 blessés, dont 18 policiers, pour la seule journée du 24 octobre.

La préfecture estime ainsi que la manifestation annoncée mardi présente des "risques sérieux de troubles graves à l'ordre public", que même un important dispositif policier ne permettrait pas de prévenir totalement.

Une interdiction valable dans tout Lyon

L'arrêté préfectoral précise que l'interdiction concerne uniquement cette manifestation non déclarée. Elle reste toutefois applicable si le rassemblement devait être déplacé à un autre endroit ou à un autre horaire, ce mardi, sur l'ensemble du territoire de Lyon.

Les participants s'exposent à une contravention de quatrième classe (135 euros), tandis que l'organisation d'une manifestation interdite peut être sanctionnée de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende.

2 commentaires
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On le sait le 26/10/2026 à 19:02
Réapprendre à manifester a écrit le 26/10/2026 à 18h51

Manifester sans déclaration préalable, sans service d'ordre, le visage masqué et les poches pleines de cailloux, ce n'est ni démocratique, ni humaniste, ni respectueux de la personne humaine. Celles et ceux qui manifestent de cette manière méritent d'être lourdement sanctionnés. Iels n'ont aucune excuse.

Dans certains pays les balles réelles sont tirées sans conséquence.

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Rigolo le 26/10/2026 à 18:58

LFI et l'extrême gauche parlant de "violence policière " d'un Etat totalitaire.

Ses même mouvements vantent les "democraties" algérienne, iranienne, venezuelienne, cubaine etc etc
Alors certes on n'a pas de vraies polices dans ses "démocraties" on a en réalité des milices sous le deguisement de policiers qui tuent violent et torturent des innocents.

Car ici on n'est pas dans un "anarchisme" on est juste dans la volonté de renverser une République pour mettre à la place une "fausse démocratie populaire " probablement sur les corps encore chauds de milliers d'innocents et au profit d'une oligarchie pseudo marxiste mais réellement mafieuse.

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Réapprendre à manifester le 26/10/2026 à 18:51

Manifester sans déclaration préalable, sans service d'ordre, le visage masqué et les poches pleines de cailloux, ce n'est ni démocratique, ni humaniste, ni respectueux de la personne humaine. Celles et ceux qui manifestent de cette manière méritent d'être lourdement sanctionnés. Iels n'ont aucune excuse.

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Vendredi le 26/10/2026 à 18:47

Ça, continue, il faut comprendre le désarroi de la population, les élus devraient comprendre et évolués sur la situation du pays... et éviter toute la casse, car c'est quand même le contribuable qui va payer.....les dégradations.

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