La polémique ne retombe pas. Quelques jours après une séance d’installation agitée marquée la séquence impliquant Elisa Ngoudjou, le groupe La France Insoumise de Lyon 8e a publié un communiqué pour défendre sa jeune élue et dénoncer les réactions suscitées sur les réseaux sociaux.
Pour rappel, lors du conseil du samedi 4 avril, la conseillère insoumise s’était fait remarquer en filmant plusieurs élus du groupe Cœur Lyonnais, provoquant un rappel à l’ordre du maire du 8e arrondissement, Olivier Berzane. Une séquence largement relayée, notamment après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux.
Dans son communiqué, LFI Lyon 8e dénonce désormais "les campagnes de diabolisation et de harcèlement" visant ses militants et "tout particulièrement notre élue, Elisa Ngoudjou."
Le mouvement pointe notamment la publication d’un tweet par Génération Aulas, accompagnée d’une vidéo de l’élue, et affirme : "Aucune modération, les commentaires racistes et sexistes s'enchaînent."
Les insoumis s’en prennent également aux réactions politiques ayant suivi la séance. Ils citent notamment les propos de Pierre Oliver, évoquant des keffiehs qui "n’auraient pour but que de 'salir les conseils à Lyon'", ou encore des accusations de "provocation" et de "bordélisation."
Elle avait promis de "bousculer le conseil"
Dans le viseur du communiqué, la manière dont l’incident a été relaté, en particulier par notre rédaction. LFI conteste notamment l’idée d’une "séance perturbée" et défend le droit de son élue à filmer : "L'article laisse penser qu'Elisa Ngoudjou aurait été 'surprise en train de filmer pendant le conseil', comme si son acte ne respectait pas le règlement intérieur, ce qui est faux."
Elisa Ngoudjou avait pourtant elle-même donné le ton sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, la jeune élue assurait vouloir bousculer les codes du conseil d’arrondissement, déclarant : "Comptez sur moi […] pour les choquer, retourner le conseil d'arrondissement." Une posture revendiquée qui trouve aujourd’hui un écho particulier au regard de la polémique née lors de la séance du 4 avril, et du soutien affiché par son camp face aux critiques suscitées par cette séquence.
Le mouvement revient aussi sur l’intervention du maire, estimant qu’elle ne reposait pas sur un manquement réglementaire mais sur une décision d’opportunité : "Nul part est précisé qu’il est interdit de filmer ou de se filmer. (sic)"
Au-delà de la séquence, LFI Lyon 8e dénonce une confusion entre opposition politique et harcèlement : "Cœur Lyonnais avoue ainsi ne faire aucune différence entre la conflictualité de deux groupes politiques opposés et une campagne de harcèlement à caractère raciste et sexiste contre une élue."
Enfin, le communiqué élargit le débat à la place des réseaux sociaux en politique locale, revendiquant "la diffusion des conseils d’arrondissements sur les réseaux sociaux par et pour tous" et appelant Olivier Berzane "à se repositionner".
Cette élue annonce elle-même vouloir mettre le bazar mais c’est elle qui est persécutée.
Signaler RépondreIncroyable.
Comme le dit Mélenchon : il faut tout conflictualiser, même avec des militants bas de front qui transpirent la haine et la détestation des valeurs qu'ils sont censés incarner en tant qu'élus de la République française.
Signaler RépondreLe maire pouvait très très facilement retourner la situation à son avantage, en se félicitant et en la félicitant de son initiative, en intronisant la vidéaste comme déléguée spéciale à la vidéo, en l'invitant aussi à faire visionner et à partager son intéressant travail à tout le conseil municipal, transparence et inclusivité obligent.
Signaler RépondreLa nouvelle France. Consanguine.
Signaler RépondreDes méthodes de déstabilisation dignes des années 30 avec un but bien précis ….. on connaît la suite , vous êtes prévenus , la nuit de cristal arrivera tôt ou tard
Signaler RépondreSur le fond, il est légitime que les séances du conseil municipal soient filmées, de manière neutre, non provocatrice. C'est la loi. Sur la forme, ce n'est pas nécessairement à un.e élu.e de le faire, car pendant la séance, il/elle a autre chose à faire qu'à se concentrer sur son appareil vidéo.
Signaler RépondreSur la forme, encore, la provocation, revendiquée par l'élue, est un non-événement, car c'est devenu tellement banal, comme représenter une bonne soeur en tenue sexy. Et il y a dans cette attitude scolairement bravache, une grande prétention, voire une certaine suffisance, qui reste néanmoins débile.
Sauf qu’en filmant ses collègues et/ou opposants sans leur autorisation elle viole leur droit à l’image. C’est passible d’une plainte et des tribunaux
Signaler RépondreLFI continue à provoquer comme toujours, et après ça pleure qu'ils sont persécutés, les pauvres petits c...
Signaler RépondreEn fait elle sert à quoi elle ? C'est quoi son but dans la vie ?
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