Les répercussions politiques de l’affaire Roman Abreu se poursuivent dans la métropole lyonnaise.
Quelques jours après l'explosion du groupe d’opposition Cœur Lyonnais au conseil municipal, les élus de Cœur Villeurbanne ont à leur tour annoncé une prise de distance avec le mouvement créé par Jean-Michel Aulas dans le cadre des dernières élections municipales.
Dans un communiqué, les membres du groupe villeurbannais ont indiqué avoir décidé "à l’unanimité" de changer de nom à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viol aggravé visant le communicant de la campagne de JMA, accusé par une militante.
Le groupe, présidé par Sophie Cruz, portera désormais le nom d’Avenir Villeurbanne.
Les élus expliquent que les faits reprochés à Roman Abreu sont "en rupture avec les valeurs qui fondent (leur) engagement" et estiment que la confiance accordée à la structure politique dont ils portaient le nom a été rompue.
"Nous en tirons les conséquences en prenant nos distances de manière claire", écrivent-ils.
"Ce changement de nom ne modifie en rien la composition du groupe. Les élus qui le composent restent pleinement unis et engagés dans le même projet au service des Villeurbannais", souligne le groupe.
Pour rappel, Roman Abreu, ancien conseiller de Jean-Michel Aulas durant la campagne municipale, fait l’objet d’une plainte pour viol par soumission chimique déposée par une militante de Génération Aulas. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Lyon. Jean-Michel Aulas est, de son côté, attaqué par ses pairs pour ne pas avoir écarté Roman Abreu, ni l'avoir dénoncé aux autorités.