La décision passe mal auprès des ateliers vélo associatifs de la métropole lyonnaise.
Dans un communiqué, ils dénoncent la suppression d’une enveloppe de 120 000 euros qui leur était jusqu’ici accordée par la Métropole de Lyon.
Selon les associations, cette décision concerne directement 15 ateliers du territoire et aurait été prise sans concertation préalable. Elles assurent que cette enveloppe ne représentait qu’1% du budget du Plan vélo 2020-2026.
"La demande augmente" mais les moyens diminuent
Les ateliers expliquent que ce financement servait notamment à développer et pérenniser les structures d’autoréparation, particulièrement dans les communes périphériques et les quartiers prioritaires. Ils insistent toutefois sur le fait que leur modèle économique ne repose pas majoritairement sur les financements publics.
"La demande augmente, mais les ateliers n’ont plus les moyens d’y répondre à la hauteur des besoins de leurs adhérentes et adhérents", affirment les signataires, qui disent déjà devoir réduire leurs horaires ou leurs capacités d’accueil faute de moyens.
Près de 7 000 habitants concernés selon les associations
Ces structures permettent notamment aux habitants d’apprendre à réparer leur vélo, d’utiliser des pièces issues du réemploi et de diminuer le coût de leur pratique cyclable.
Les associations estiment que près de 7 000 Grand Lyonnais bénéficient de leurs services et considèrent que les ateliers ne doivent pas devenir "une variable d’ajustement budgétaire".
Elles demandent donc aux élus métropolitains de "reconsidérer d’urgence cet arbitrage budgétaire" et de renouer le dialogue.
La Métropole affiche par ailleurs toujours, dans son budget 2026 et son nouveau plan d’action sur les mobilités, des objectifs de développement de la pratique du vélo. Une délibération métropolitaine de février faisait encore état de 11 ateliers vélo participatifs créés depuis 2020 et d’un programme d’actions porté par la CLAVette pour 2026 et 2027.
Pourquoi donnerait on du fric pour réparer les vélos d’autrui ? C’est un comble de gaspiller l’argent publique ! C’est pas compliqué, si ton vélo est en panne, tu le répares et tu paies !
Signaler RépondreParfait, c'étaient devenus des boutiques à arnaque avec des tarifs à la tête du client et des réparations faites à moitié, de l'ordre du bricolage parfois.
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