Municipales à Lyon : analyse du clip de campagne de Nathalie Perrin-Gilbert (GRAM-FI)

Municipales à Lyon : analyse du clip de campagne de Nathalie Perrin-Gilbert (GRAM-FI)
Nathalie Perrin-Gilbert, dans l'une de ses rares apparitions dans son clip de campagne - Capture d'écran DR

Ce samedi, au lendemain de la réunion publique organisée par Nathalie Perrin-Gilbert, le clip de campagne de la candidate GRAM-FI à la Ville de Lyon a été publié.

Une vidéo d’une durée d’une minute et 34 secondes qui contient tous les messages et les priorités de l’actuelle maire du 1er arrondissement, qui visera la mairie centrale en mars prochain.
La rédaction vous propose de l’analyser en 4 points :

1) Redonner du pouvoir aux arrondissements
Durant ce mandat, Nathalie Perrin-Gilbert a plusieurs fois regretté l’absence de pouvoir des maires d’arrondissements face à Gérard Collomb. "Le temps des villes est venu", est donc la première phrase prononcée par la candidate soutenue par la France Insoumise. Même si elle souhaite aussi présenter des listes à Lyon pour les métropolitaines, NPG veut des quartiers et des communes forts. "Regagnons notre ville", conclut-elle, comme une promesse d’arracher Lyon des griffes de la métropolisation initiée par son mentor devenu némésis.

2) Les thèmes de campagne
A travers quelques images fugaces et surtout le texte dicté par NPG, on devine où voudra en venir la candidate si elle venait à devenir maire de Lyon. Education, commerce, vivre-ensemble, partage, mobilité, culture, social, autant de thèmes sur lesquelles elle met l’accent, tout en prônant une "ville qui ralentit". Il y a aussi la présence de Nathalie Carlino, devant son ancienne pizzeria du 1er arrondissement. Expulsée avec son mari, elle représente le combat à mener contre la pression immobilière et la fièvre vendeuse de Gérard Collomb.

3) Une vidéo qui parlera à l’électorat type de NPG
C’est une vidéo très Presqu’île que propose Lyon en Commun. Et même très 1er arrondissement/Croix-Rousse. La seule escapade à la Part-Dieu dénonce la multiplication des tours, et le plan depuis la colline de Fourvière sert à donner une vue d’ensemble sur la ville. Quand on parle culture et éducation, on filme la bibliothèque de la Duchère, quartier populaire, et le Théâtre de la Croix-Rousse. Quand on se restaure en payant en Gonette, la monnaie locale, on déjeune aux Halles de la Martinière. On voit également des habitants échanger autour d’une boîte à livres.

Pas de doute, Nathalie Perrin-Gilbert sait sur quelles terres elle chasse des voix. Et fait ainsi l'impasse sur plusieurs quartiers, voire arrondissements.

4) NPG très peu présente
C’est unanimement ce qui ressort de l’expérience de ceux qui ont côtoyé Nathalie Perrin-Gilbert et qui s’en sont éloignés : la maire du 1er a tendance à vouloir toute la lumière sur elle. C’est l’une des raisons pour lesquelles la candidate part seule tandis que la gauche a réussi à s’unir. Et pourtant, NPG a fait le pari d’apparaître moins de 10 secondes sur l’ensemble de la vidéo. Avec une première apparition au bout de la 40e seconde. Certes, elle narre le clip mais en termes de stratégie politique en vue d’un scrutin municipal, c’est osé.
NPG a voulu mettre davantage les Lyonnais en avant, ainsi que quelques rares soutiens restés fidèles comme Elliott Aubin ou Adrien Drioli.

Lyon en Commun | Clip de campagne from Block 8 Production on Vimeo.

150-200 sur 155 commentaires
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Wodaxel le 08/02/2020 à 22:00
Études clinique... a écrit le 08/02/2020 à 18h25

Paris a hidalgo...

Lyon a npg...

Ptdr...

Pauvre France !!

Leurs electorats, devraient faire l'objet, a minima, d'études clinique sur leur état psychique.

Propos lamentables à l'image de son auteur.

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Mont Monnet le 08/02/2020 à 19:46

"la maire a tendance à vouloir toute la lumière sur elle". Le clip le montre bien : elle aurait pu apparaitre entourée de son équipe, mais non, on la voit se détacher sur la facade de l'hôtel de ville, pas une personne autour d'elle dans cette scène. Au moins, ceux qui voteront pour elle, sauront pour qui ils ont voté...

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VNL le 08/02/2020 à 19:34

Le gauchisme est une maladie mentale

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Études clinique... le 08/02/2020 à 18:25

Paris a hidalgo...

Lyon a npg...

Ptdr...

Pauvre France !!

Leurs electorats, devraient faire l'objet, a minima, d'études clinique sur leur état psychique.

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SPARTACUS le 08/02/2020 à 17:45

Lire "La Gauche contre les Lumières" de Stéphanie ROZA, pour comprendre pourquoi le peuple éclairé a abandonné la Gauche communautariste.
Vive le Printemps républicain!

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