Arnault, Quentin et la décence : quand l’union fait la force
Il y a des combats qui ne se gagnent ni dans les urnes ni dans les prétoires, mais dans la conscience d’une ville. Lyon vient d’en livrer un.

Il y a des combats qui ne se gagnent ni dans les urnes ni dans les prétoires, mais dans la conscience d’une ville. Lyon vient d’en livrer un.





Il y a des combats qui ne se gagnent ni dans les urnes ni dans les prétoires, mais dans la conscience d’une ville. Lyon vient d’en livrer un.
"On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face." Le 3 octobre 2018, en quittant le ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb prononçait ces mots qui résonnent aujourd’hui avec une force particulière.
L’encadrement des loyers partait d’une intention légitime : protéger le pouvoir d’achat des locataires. Mais une politique publique ne doit pas être jugée sur ses intentions. Elle doit l’être sur ses résultats.
Lycéennes et lycéens gazés, néonazis qui défilent sans encombre, livre antifasciste privé de salle : à Lyon, cet automne, l'ordre passe devant les libertés. L'auteur y voit les premiers pas d'une démocratie sur le chemin inverse.
Ce samedi 17 octobre, Lyon a vécu des scènes d’une tristesse absolue. Des commerces pillés, des vitrines brisées, des rues saccagées et l’office de tourisme de la place Bellecour ravagé par les flammes.
Au début, samedi 17 octobre, 20 000 personnes ont marché et la joie dans le calme.
Au lendemain d’un nouveau samedi d’émeutes et d’une nuit de chaos au cœur de Lyon, le constat est cinglant. Mobilier urbain détruit, vitrines volées en éclats, commerces de centre-ville pillés, office du tourisme incendié : la capitale des Gaules s’est réveillée une fois de plus groggy, abandonnée à une violence désormais banalisée.
Depuis plusieurs semaines, les images se répètent dans le Rhône : des lycées bloqués, des établissements dégradés, des poubelles incendiées et des cours interrompus. Au nom de revendications parfois légitimes, certains semblent avoir oublié une règle fondamentale de notre République : la liberté de manifester ne donne pas le droit de détruire, d'intimider ou d'empêcher les autres d'étudier.
Ce samedi 17 octobre dès 9h30, à Oullins-Pierre-Bénite, la section du Parti Socialiste rendra hommage à Roland Bernard, ancien maire d’Oullins qui a profondément marqué l’histoire de la ville, à l’initiative de l’infatigable et tenace élue Joëlle Séchaud et de Raphaël Perrichon.
Une dette "hors de contrôle" ? Une austérité budgétaire "incontournable" ?
Depuis le 28 septembre, lycéennes et lycéens de Lyon et de sa banlieue bloquent leurs établissements pour réclamer des profs, des classes moins chargées, des bâtiments salubres. L'État leur répond par des cours à distance et des gardes à vue.
Depuis quatre jours, des lycées sont bloqués à Lyon et dans le Rhône.
Dimanche 27 septembre, 3 749 grands électeurs, délégués municipaux pour l'essentiel, ont désigné à la proportionnelle les sept sénateurs du Rhône. La gauche comptait trois sortants, elle garde deux sièges. Pendant que le monde politique lyonnais vivait suspendu à ce scrutin, l'Insee mesurait un recul de 0,6 % du pouvoir d'achat par unité de consommation au deuxième trimestre, et 51 % des ménages précaires disaient avoir renoncé à manger ou à se soigner pour payer l'énergie (Ipsos bva pour le Secours populaire, mai 2026). Les deux calendriers se sont peu croisés.
À quelques jours du scrutin sénatorial, il faut parfois laisser de côté les petites phrases, les querelles de personnes et les procès en responsabilité pour revenir à quelque chose de beaucoup plus factuel : les mathématiques.
Il n'y a eu ni décret ni communiqué. En 2023, une médaille d'or vieille d'un siècle a changé de cou : La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, pays du lignite et des tours de refroidissement de RWE, a cédé la première place européenne de la production d'électricité à Auvergne-Rhône-Alpes. Personne ne l'a annoncé, pas même les intéressés, collectivités locales comme opérateurs.
La candidature de Bruno Bernard aux élections sénatoriales, distincte de la liste d’union de la gauche conduite par Thomas Dossus et qualifiée de "dissidente" par Les Écologistes, fait renaître un débat déjà très présent au lendemain des élections métropolitaines : celui de la non-union de la gauche au second tour.
Quel intérêt pour le territoire, quels risques, quelle empreinte énergétique pour les projets de data centers dans le Grand Lyon ?
Depuis le début du nouveau mandat, Grégory Doucet dispose avec Philippe Prieto d’un adjoint à la sécurité qui commence particulièrement bien. D’abord parce que le discours a changé.
Le 2 septembre, des salariées se rassemblent devant le magasin de parfumerie et cosmétiques Marionnaud de la rue Victor-Hugo, l’un des vingt que comporte le territoire de la Métropole de Lyon. Trois jours plus tard, la mobilisation prend une autre ampleur.
"Zombie Land", "Walking Dead"… Tout l’été, des habitants de Gerland ont utilisé ces références pour décrire ce qu’ils voient désormais dans leur quartier.

